Ce mercredi 4 mars au petit matin, un vol de rapatriement, affrété par Air France et en provenance d'Oman, a atterri à l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle. Cet appareil a transporté des familles, des personnes vulnérables et ceux ayant fui les tensions croissantes au Moyen-Orient.
Ce qu’il faut retenir
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Le vol a quitté Mascate (Oman) et a atterri à Roissy avant 3h du matin avec des familles évacuées, en particulier de Dubaï.
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Face à la fermeture des espaces aériens suite aux tensions entre l'Iran et Israël, cette opération a permis de ramener des Français, comme une famille de Perpignan ayant été contrainte de parcourir 10 heures en bus.
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Les ministres Éléonore Caroit et Philippe Tabarot ont mentionné un contexte "très volatile", avec 19 000 vols annulés en quatre jours, et prévu d'intensifier ces opérations pour les 400 000 ressortissants concernés.
Des cris d'enfants, des embrassades et des larmes ont marqué l'arrivée du premier vol pour rapatrier des Français bloqués dans une zone de conflit. D'après des sources de Midi Libre, l'avion a transporté non seulement des clients, mais aussi de nombreuses familles, y compris des enfants et des femmes enceintes.
Une centaine de places avait été réservée par le ministère des Affaires étrangères pour les personnes les plus vulnérables, a précisé Éléonore Caroit.
"On était déconnectés"
Elle a ajouté que l'objectif était de multiplier ce genre d'opérations pour sécuriser le retour d'un maximum de Français. Suite aux attaques contre l'Iran et aux répercussions sur les monarchies du Golfe, de nombreux espaces aériens ont été fermés.
Xavier Figuls et sa famille, originaires de Perpignan, ont dû parcourir "10 heures de bus depuis Dubaï pour arriver à Mascate". Ils avaient initialement prévu un séjour paisible, jusqu'à ce que la situation se dégrade rapidement. Marie, leur mère, se souvient : "On était déconnectés, et nous n'entendions pas les bombardements". Ce n'est qu'après avoir reçu des nouvelles de la famille en France qu'ils ont réalisé la gravité de la situation.
"Loin d’imaginer"
Les souvenirs d'Emmy Coutelier, 18 ans, sont empreints d'angoisse. Alors qu'elle se baignait à l’hôtel, elle ne pouvait imaginer l'explosion imminente de la violence. "Nous avons dû nous réfugier dans un sous-sol en pleine nuit à la suite d'une alarme", raconte-t-elle, encore bouleversée. "C'était un profond choc, notre retour semble être un acte de fuite".
Les ministres Caroit et Tabarot ont souligné que la situation demeure incertaine, avec des espaces aériens pouvant ouvrir et se fermer à tout moment.
Environ 400 000 ressortissants
Actuellement, environ 400 000 Français sont présents dans la zone touchée par le conflit, certains se manifestant pour obtenir des informations auprès des autorités consulaires. Cependant, tous ne désirent pas rentrer en France, selon la ministre.
La situation a provoqué l'annulation de près de 19 000 vols en seulement quatre jours, impactant des milliers de passagers dans le monde entier, selon des analyses de Cirium.







