« Nous ferons tout ce qu'il faut pour empêcher l'extrême droite de gagner », a déclaré Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise (LFI), lors de son passage sur Ici Provence ce mercredi.
Face aux prochains enjeux municipaux à Marseille, Bompard a établi que si les électeurs le placent en position favorable à gauche, un rassemblement sera proposé pour unir les forces contre la droite et l'extrême droite. En d'autres termes, selon Sébastien Delogu, député des Bouches-du-Rhône et tête de liste de LFI, l'éventualité d'une « fusion technique » avec le maire sortant Benoît Payan pourrait se concrétiser au second tour.
« Nous ferons tout ce qui est nécessaire pour gerer une victoire face à l'extrême droite », a insisté Bompard, réaffirmant l'urgence de s'allier dans une lutte commune.
La règle « du désistement »
En réaction, Benoît Payan, en tête dans les sondages, plaide pour une autre stratégie : un désistement du candidat de gauche le moins bien placé au second tour, préfigurant que Delogu serait ce candidat selon les tendances actuelles.
« J’ai toujours choisi de me retirer face au Rassemblement national car je préfère perdre que de me retrouver élu par honte », a-t-il déclaré sur Ici Provence.
Les socialistes, quant à eux, visent à séduire l'électorat insoumis tout en exerçant une pression sur leurs rivaux, pour éviter tout échec possible. Le bureau national du Parti socialiste a récemment souligné l’importance de la règle du désistement républicain pour garantir la victoire face à l'éventuelle montée du Rassemblement national.







