La maire sortante de Toulon, Josée Massi, a exprimé ses craintes mardi soir lors d'un meeting au Palais Neptune. Elle a mis en garde contre une possible "division" et "honte" si Laure Lavalette, la candidate du Rassemblement national, venait à gagner les élections municipales.
"Si Laure Lavalette accède à la mairie, notre belle ville risque d'être fragmentée", a prévenu Mme Massi, devant un public de près de 800 personnes. Loin d'être un simple discours électoral, son intervention résonne comme un appel ferme à l'unité.
S'appuyant sur des sondages qui favorisent Lavalette en première position au premier tour, elle sait que le second tour pourrait lui être favorable, surtout si la gauche et la droite forment un front républicain. Elle rappelle une époque peu glorieuse : "Je ne veux pas revivre les années 1990, où nous avions honte d’être Toulonnais", évoquant le souvenir de l'élection d'un maire du Front national dans le Var.
"Nous devons être fiers de vivre à Toulon!", a-t-elle clamé, ses mots étant souvent suivis de cris d'encouragement du public : "Osez Josée!". Elle a également souligné que gouverner ne devrait pas se faire en exploitant les peurs ou en désignant des boucs émissaires.
En présence de ses 60 colistiers, Josée Massi a promis de travailler pour "un Toulon apaisé", où chaque citoyen, quels que soient son origine ou son parcours, a une place. "Je ne laisserai personne au bord de la route", a-t-elle affirmé, se présentant comme une candidate centrée sur les besoins de Toulon, plutôt que sur des étiquettes politiques.
Rappelons qu'elle a succédé à Hubert Falco en mai 2023, après sa condamnation pour détournement de fonds. Sa candidature n'a pas été simple, car elle a souvent été considérée comme "une femme de l'ombre". Son refus de céder aux pressions de l'ancien maire et du sénateur LR Michel Bonnus témoigne de sa détermination.
"La façon dont elle est traitée par Falco et Bonnus a révolté beaucoup d'entre nous", a témoigné Joël Cometti. Accompagné de sa femme, il soutient une candidate qu'il décrit comme "calme, intègre et sincère". Un autre électeur, Gérard Abbati, admire son engagement, affirmant que "Josée est proche du peuple", une qualité qu'il estime essentielle en politique.







