Dans une affaire qui fait grand bruit à Toulon, Philippe Leroy, candidat sur la liste de gauche menée par Magali Brunel, se retrouve au cœur d'une tempête médiatique. Suite à la diffusion d'un enregistrement audio par le site d'extrême droite Frontières, Leroy est accusé d'avoir tenu des propos dégradants à l'encontre de la fille handicapée de Laure Lavalette, une figure du Rassemblement National (RN).
Dans cet enregistrement, capté à son insu alors qu'il décollait une affiche de Lavalette en ville, Leroy a été surpris par un passant se présentant comme un supporter du candidat LR Michel Bonnus. Il y déclare : "Elle a un enfant handicapé. Elle ne le sort que pour faire la photo. Le reste du temps, elle le laisse dans une institution. Elle ne s’en occupe pas du tout. Elle est effroyable." Ces mots ont provoqué une indignation immédiate.
Philippe Leroy a, par la suite, tenté de se défendre en qualifiant la situation de "piège". Dans une interview accordée à ICI Provence, il a déclaré : "J'ai été pris dans un piège. C'est assez ignoble de procéder comme cela, cette personne s'est fait passer pour une autre personne." Il a également mentionné qu'il n'était pas en mesure de s'excuser pour des propos qu'il considère comme faux.
La députée @Laure Lavalette a réagi vigoureusement sur son compte X (ex-Twitter), déclarant : "Même seule, face à tous ces horribles personnages au second tour, je ne baisserai jamais la tête." Elle a également appelé Marine Tondelier (EELV) et Olivier Faure (PS) à se désolidariser de Leroy.
Amaury Navaranne, élu RN à Toulon, s'est également ému : "Je suis abasourdi par les propos ignobles de Leroy. Leur 'camp du bien' est en fait un vrai caniveau..."
Le candidat a reconnu qu'il aurait dû être plus prudent dans ses mots mais a insisté sur le fait que ses affirmations reflètent des idées partagées par d'autres. Dans une autre déclaration à Var Matin, il a dit : "Ce que j’ai dit sur Laure Lavalette et sa fille, ce sont des choses que tout le monde dit. Mais je n’aurais pas dû et je le regrette."
La liste Toulon en commun a annoncé par voie de communiqué qu'elle compte porter plainte contre le média Frontières, qualifiant les méthodes employées de "montage malhonnête" et soulignant leur rejet des pratiques de désinformation.







