CNews et Europe 1 ont pris la décision de suspendre « jusqu’à nouvel ordre » Jean-Claude Dassier, un de leurs chroniqueurs, suite à des « propos intolérables » concernant les étrangers incarcérés en France. Cette annonce a été relayée le 3 mars par l’Agence France-Presse (AFP).
Les propos controversés de M. Dassier ont été formulés lors de l’émission 100 % Politique le 2 février. « On les jette en… on les met en Méditerranée, on les met où ? » avait-il déclaré, ajoutant que « l’Algérie n’en veut pas, la Tunisie n’en veut pas, le Maroc n’en veut pas ».
Après sa déclaration, le présentateur Gauthier Le Bret avait réagi vigoureusement, affirmant : « C’est horrible ce que vous dites… vous racontez n’importe quoi… vous vous rendez compte de ce que vous dites ? ». Ce moment a été perçu comme crucial, renforçant la réaction de CNews et Europe 1.
Un passé déjà marqué par la polémique
Jean-Claude Dassier, qui a connu d'autres controverses par le passé, a tenté de justifier ses propos en arguant : « C’était une façon de dire qu’il faut réexpédier tout ça dans les pays d’origine ». M. Dassier est connu pour ses interventions dans des médias appartenant au milliardaire Vincent Bolloré.
La résurgence de ses propos sur le réseau social X a provoqué une réaction outrageante, incitant plusieurs associations, dont le collectif Sleeping Giants, à envisager de saisir l’Arcom, le régulateur de l’audiovisuel.
Il est à noter que le 11 février, l’Arcom avait déjà sanctionné CNews d’une amende de 100 000 euros pour des séquences jugées discriminatoires envers des musulmans et des Algériens. De plus, début 2025, M. Dassier avait été condamné à 1 000 euros d’amende avec sursis pour des commentaires antimusulmans tenus à l'antenne.
Les critiques témoignent d’une inquiétude croissante concernant la diffusion de discours haineux et la responsabilité des médias. Pour l’heure, la suspension de M. Dassier soulève des débats sur la liberté d’expression face à la nécessité de respecter la dignité de tous les individus.







