Ce mercredi 4 mars 2026, une grande partie de Cuba se retrouve sans électricité, avec plus de deux tiers de l'île, y compris La Havane, affectés par une panne de courant massive, rapportent des sources locales telles que l'Agence France-Presse (AFP).
Des coupures de courant récurrentes
L'île de 9,6 millions d'habitants est habituée à des coupures d'électricité récurrentes. En effet, le pays a déjà connu cinq crises électriques majeures depuis la fin de 2024. Certaines de ces interruptions ont duré plusieurs jours, provoquant des réactions vives de la population.
La Union Nationale des Électricités (UNE) a déclaré sur ses plateformes sociales qu'une "déconnexion du système national" s'était produite, affectant principalement l'ouest et le centre de l'île. Un incident a été signalé à 12h41 heure locale, attribué à une panne à la centrale thermoélectrique Antonio-Guiteras, située à l'ouest.
Cette coupure a également entraîné l'interruption des signaux de radio et de télévision, provoquant des "problèmes techniques" selon l'UNE.
Un blocus énergétique aggravant la crise
Les coupures de courant massives ne sont qu'une partie du problème énergétique auquel est confrontée Cuba. En plus des problèmes d'approvisionnement, les Cubains subissent des délestages quotidiens exacerbé par un embargo énergétique mis en œuvre par Washington. Ce blocus a été renforcé suite à la situation politique au Venezuela, affectant les approvisionnements pétroliers vers l'île.
Washington justifie ce blocus en évoquant une “menace exceptionnelle” que Cuba représenterait pour la sécurité nationale. De plus, des données d'analystes indiquent une baisse de 20 % de la disponibilité d'électricité entre janvier et février 2026 par rapport à l'année dernière, où Cuba peinait déjà à satisfaire ses besoins énergétiques.
Un réseau électrique vieillissant
Le réseau électrique cubain est également déficient. Les centrales thermoélectriques, principalement construites dans les années 80 et 90, souffrent de pannes fréquentes et exigent des périodes prolongées de maintenance. La baisse du carburant exacerbe la crise. Bien que le gouvernement attribue ces échecs aux sanctions américaines, des économistes soulignent le manque d'investissement chronique dans le secteur.
Cette situation dramatique met en exergue les défis persistants auxquels la population est confrontée au quotidien, alimentant un climat de mécontentement croissant face à la situation économique et énergétique de l'île.







