La commercialisation de sweat-shirts ornés des initiales d'Epstein crée un tollé en ligne.
Un culte pour Jeffrey Epstein est-il en train de s'installer ? Le collectif Mouv’Enfants a tiré la sonnette d’alarme mercredi face à la vente sur diverses plateformes d’habillement liées à ce pédophile multirécidiviste, appelant à l'« interdiction de ces articles ».
Des sweat-shirts marins avec les initiales JEE, inspirés par un vêtement porté par Epstein, sont disponibles sur des sites tels qu'Etsy, Vinted, AliExpress et eBay.
« Jeffrey Epstein ne doit pas être une icône culturelle. C'est un criminel responsable d'un système de violences sexuelles », déclare le collectif engagé pour la protection des enfants.
Produits retirés
« Faire commerce avec l'image d'un pédocriminel est tout simplement révoltant. En tirant profit de son image, ces plateformes participent à sa banalisation », peut-on lire dans le communiqué du collectif.
« Peut-on imaginer des tee-shirts à l’effigie de Fourniret ou de Marc Dutroux ? » s'interroge Arnaud Gallais, le fondateur de Mouv’Enfants.
EBay et Vinted ont réagi en annonçant le retrait des sweats controversés. En effet, plusieurs modèles étaient encore disponibles sur Vinted sous les recherches incluant « Jeffrey Epstein » ou « Epstein quartier zip », avant d'être retirés.
« La mise sur le marché d'articles promouvant la violence sexuelle est explicitement prohibée. Nous appliquons une politique de tolérance zéro face à tout contenu inapproprié », a affirmé Vinted dans un communiqué.
Ce phénomène illustre l'« impunité » dans laquelle évoluent les grandes plateformes numériques, souligne le collectif, rappelant les cas de poupées sexuelles représentant des enfants mises en vente en ligne fin 2025.
D'autres T-shirts trouvés sur ces sites semblent critiquer les liens présumés entre Epstein et le président américain Donald Trump, les présentant côte à côte.
Bien que Donald Trump ait fréquenté les mêmes cercles qu'Epstein, il assure avoir coupé les ponts avec lui bien avant sa mort et candidement affirmer ne pas avoir été au courant de ses crimes.







