Le président américain a lancé, lors d'une déclaration samedi soir, un ultimatum de "48 heures" à l'Iran pour rouvrir le détroit d'Ormuz, un passage maritime essentiel pour le commerce mondial. À défaut, il a averti que les États-Unis procéderaient à des frappes visant les centrales électriques iraniennes.
Téhéran n'a pas tardé à répondre. Dimanche 22 mars, le gouvernement iranien a répliqué en menaçant de cibler des infrastructures stratégiques dans la région, en cas de frappes américaines, mettant en avant les installations énergétiques et de dessalement d'eau comme cibles potentielles. Cette escalade des tensions intervient alors qu'un groupe de 20 nations, incluant les Émirats, le Royaume-Uni, la France et le Japon, a exprimé sa disponibilité à aider à la réouverture du détroit, tout en condamnant les attaques récentes du régime iranien contre des navires et infrastructures pétrolières.
Une soirée très difficile en Israël
Au 23ème jour de ce conflit, qui a commencé le 28 février avec l'offensive des États-Unis et d'Israël contre l'Iran, les hostilités se poursuivent. Au petit matin de dimanche, des frappes israéliennes ont été lancées au cœur de Téhéran, tandis que des explosions étaient entendues à Jérusalem, marquant une intensification du conflit.
Lors d'une attaque, l'Iran a ciblé Dimona, une ville israélienne abritant un centre de recherche nucléaire, causant plusieurs blessés, dont des cas graves. Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a décrit la situation comme "une soirée très difficile dans la bataille pour notre futur", insistant sur la détermination d’Israël à poursuivre ses frappes contre ses ennemis.
Les infrastructures nucléaires visées
Ce nouveau virage dans les échanges d'attaques révèle une focalisation sur les infrastructures nucléaires. La frappe sur Dimona était apparemment une réponse à des frappes israéliennes contre le complexe nucléaire iranien de Natanz. L'armée israélienne a réfuté tout lien avec cette attaque, attribuée par certains à une opération américaine.
À ce sujet, l'Organisation iranienne de l'énergie atomique a précisé qu'aucune fuite radioactive n'avait été observée. De son côté, l'Agence internationale de l'énergie atomique a confirmé qu'aucun niveau inquiétant de radiation n'a été détecté. Son directeur, Rafael Grossi, a appelé à "un maximum de retenue militaire" pour éviter des accidents nucléaires, en pleine montée des tensions.







