Les Républicains et le Parti socialiste ont tenu, le mardi 24 mars, des réunions cruciales pour tracer leur avenir électoral après les municipales.
Suite à des bureaux politiques tumultueux dans les deux camps, les tensions post-municipales persistent. Pour sélectionner son candidat, le bureau politique des Républicains (LR) a envisagé trois options qui seront soumises en avril à ses 120 000 adhérents : le président actuel du parti, Bruno Retailleau, qui est déjà en lice, une primaire interne réservée ou une primaire semi-ouverte à des sympathisants. « C’est un non-sens absolu […] un vote truqué », s'est indigné David Lisnard, maire de Cannes et président de l'Association des maires de France, critiquant ainsi les choix stratégiques de son parti.
Pendant ce temps, Laurent Wauquiez, responsable des députés LR, prône une primaire qui inclurait diverses figures de droite, notamment Gérald Darmanin. Cependant, la mise en œuvre d’un tel processus semble compromise, car plusieurs candidats potentiels du centre-droit, comme Édouard Philippe et Gabriel Attal, hésitent à y participer. Néanmoins, cela permet à Wauquiez et Lisnard d’envoyer un signal positif aux électeurs du Rassemblement national (RN), qui pourraient être attirés par une primaire ouverte.
À gauche, Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste (PS), se trouve dans une position délicate après un bureau national tendu, à la suite de résultats mitigés des accords locaux avec La France insoumise. Le chef des députés socialistes, Boris Vallaud, a tenté de faire adopter une résolution visant à critiquer le manque de cohérence de la direction, mais celle-ci n’a pas été mise au vote. « 0,6% des candidats socialistes » avaient pourtant établi des accords avec LFI, a défendu Faure sur Franceinfo, cherchant à retourner les critiques vers ses opposants insoumis.
Les Insoumis prennent un malin plaisir
Cette lutte de pouvoir à gauche, alors que se profile l’élection de 2027, profite aux Insoumis, qui ne perdent pas une occasion de railler les socialistes. Manuel Bompard, leur coordinateur, a moqué sur RTL les socialistes, qui, après avoir fulminé contre eux en première instance, auraient ensuite sollicité leur aide au second tour des municipales.







