L’ancien secrétaire général de l’Élysée, Claude Guéant, a récemment communiqué une seconde attestation à la cour d’appel de Paris, où Nicolas Sarkozy est jugé pour des accusations liées au financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. Cette information a été confirmée par plusieurs sources proches du dossier.
Guéant, empêché d’assister au procès pour des raisons de santé, a fait parvenir ce document essentiel à la cour, renforçant ainsi la défense de Sarkozy. Selon des sources anonymes, cette attestation pourrait faire évoluer la dynamique du procès, après la première lecture de son témoignage, qui avait déjà cristallisé les tensions entre Guéant et Sarkozy.
Le 14 avril dernier, la première attestation révélait une fracture entre les deux hommes, Guéant étant particulièrement en colère contre les insinuations de Sarkozy sur sa probité. Guéant a ainsi affirmé : "Je n’ai jamais fait que servir de mon mieux", insistant sur le fait qu’il avait toujours suivi les directives de l’ancien président.
L’avocat de Guéant, Philippe Bouchez El Ghozi, a averti que toute nouvelle mise en cause entraînerait l’envoi d'une attestation complémentaire. Cette vigilance démontre l’importance cruciale de chaque pièce présentée à la cour.
Les accusations reçoivent des échos particulièrement forts, puisque Sarkozy et Guéant, jugés avec d’autres prévenus, ont déjà été condamnés en première instance à des peines de prison ferme pour des accusations d’association de malfaiteurs. Ces condamnations soulèvent des questions sur les relations entre la France et la Libye à l’époque, notamment sur les échanges politiques et économiques qui ont pu influencer le financement de la campagne.
Une nouvelle attestation énoncerait, pour la première fois, les détails de discussions entre Sarkozy et Mouammar Kadhafi, où le président aurait insisté pour que Guéant évoque directement des préoccupations relatives à la situation judiciaire de Senoussi, un haut fonctionnaire libyen. "Claude, voyez cela", aurait alors intiment Sarkozy, selon le récit de Guéant.
Nicolas Sarkozy a vigoureusement nié ce récit, le qualifiant de "démenti le plus formel". Ce sera une nouvelle occasion pour lui de s'expliquer lors d'une prochaine audience.
Pour finir, l’avocat de Sarkozy ainsi que son entourage n’ont pas souhaité commenter davantage cette affaire délicate, témoignant de la tension ambiante qui règne autour de ce procès.







