Les députés se réunissent ce lundi 27 avril pour se prononcer sur le rapport concernant l'audiovisuel public, rédigé par Charles Alloncle, député de l'UDR. Ce vote, qui suscite de vives tensions et incertitudes suite aux controverses entourant les pratiques du rapporteur, pourrait s'avérer crucial pour l'avenir du financement public.
Un consensus parmi les membres de la commission est indispensable pour rendre ce document de plus de 300 pages public dans une semaine. Pourtant, un vote négatif n'est pas à écarter, bien que cela soit rare dans ce contexte.
Les premières réactions des parlementaires aux conclusions, consultées à huis clos, laissent planer des doutes. Selon des sources proches de la commission citées par l'AFP, le rapport propose près de 80 recommandations, dont certaines exigent une forte réduction du budget de France Télévisions.
Un rapport controversé?
Des membres de la commission doutent de la neutralité du ton employé dans le rapport. Céline Calvez, députée macroniste, a exprimé sa volonté de transparence tout en critiquant des éléments jugés erronés. "Je ne peux pas laisser passer ce qui, dans le rapport, est faux", a-t-elle déclaré à l'AFP.
"L'Assemblée nationale doit-elle approuver un rapport basé sur des méthodes de calomnie?" s'interroge un député anonyme.
La députée PS Ayda Hadizadeh renchérit, évoquant des insinuations et des mensonges dans le rapport et plaidant pour la publication des préconisations sans le rapport en entier.
Appels à la retenue
Le président de la commission, Jérémie Patrier-Letus (Horizons), a exhorté les députés à faire preuve de prudence avant le vote. "Enterrer ce rapport serait une faute démocratique", a averti Charles Alloncle lors d'un entretien avec le magazine JD News, mise en lumière du surrégime de l'audiovisuel public sous la coupe de Vincent Bolloré.
Le débat qui précédera le vote pourrait donner lieu à des propositions pour amender des sections du rapport, permettant à chaque groupe parlementaire de faire entendre sa voix distinctement.







