Lors d'une récente apparition dans l'émission "Les 4 Vérités", la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a reconnu des "points de désaccord" avec son propre parti, Renaissance, et a exprimé des regrets au sujet de certaines décisions jugées "catastrophiques". Elle a déclaré : "Sur le plan de la méthode, nous n'avons pas bien géré les choses".
La question du bilan des deux quinquennats d'Emmanuel Macron est sur la table. Élisabeth Borne, ex-Première ministre, a annoncé son retrait des instances de Renaissance, exprimant son désaccord avec la direction actuelle dirigée par Gabriel Attal. Dans ce contexte, Braun-Pivet a également partagé ses réflexions sur la nécessité d'une meilleure démocratie participative. "Nous n'avons pas bien réussi à faire vivre la démocratie avec nos concitoyens : pas de référendum, pas de consultation, c'est extrêmement regrettable" a-t-elle confié, soulignant un échec, selon elle, "collectif".
La présidente de l'Assemblée nationale a aussi évoqué le besoin d'une évolution au sein de son parti. En tant que membre historique d'En Marche, elle reconnait que des divergences existent quant à la méthode actuelle de gouvernance. Elle souligne, cependant, l'importance de rassembler les différentes forces politiques autour de questions de fond, plutôt que de se concentrer uniquement sur des ambitions personnelles.
Interrogée sur la nécessité d'un renouvellement des pratiques politiques, elle a insisté : "Le pouvoir a été trop vertical et l'Assemblée nationale n'a pas été suffisamment écoutée". C'est cette verticalité du pouvoir qui empêche, selon elle, de vraiment connecter avec les Français, un problème qui mérite d'être adressé pour améliorer la confiance dans les institutions.
En parallèle, un rapport sur l'audiovisuel public la pousse à réfléchir sur le fonctionnement des commissions d'enquête. Elle a affirmé : "Nous travaillons à un meilleur encadrement des commissions d’enquête" et a souligné l’importance d'une sérénité accrue dans ces travaux.
Dès lors, alors que la période actuelle se trouve marquée par des défis multiples, il apparaît crucial pour Braun-Pivet que tous les membres de la société prennent part à l’effort collectif, y compris les entreprises et les distributeurs. Sur la taxation des superprofits, elle a été claire : "Il faut aider ceux qui en ont besoin, mais chacun doit prendre sa part".







