Le jeudi 7 mai a été marqué par un duel inattendu entre la droite et la gauche lors de l'élection à la présidence du Pôle d'équilibre territorial et rural (PETR) Val de Garonne Guyenne Gascogne. Ce conseil, un établissement public de coopération regroupant quatre intercommunalités, était précédemment dirigé par Jacques Bilirit, président de Val de Garonne Agglomération (VGA).
Au terme d'un vote serré, Gaëtan Malange a triomphé avec 30 voix contre 23 pour Christophe Courrègelongue, le maire de Virazeil et candidat socialiste. La candidature de Malange avait émergé lors d'une discussion entre les présidents des intercommunalités, notamment grâce au soutien de Bernadette Dreux du Pays de Duras. Cette élection a surpris par son enjeu politique, alors que le PETR est généralement perçu comme un contexte moins politisé.
Un parcours riche et engagé
« J’avais la légitimité d’y aller car [la mission du PETR] recouvre une partie significative de mon rôle de vice-président aux politiques contractuelles », a déclaré Malange, soulignant son expérience au sein du comité du fonds européen Leader et son profil de maire rural. Il a insisté sur la nécessité de la cohérence entre les délégations et a affirmé que sa candidature n'était pas un affront politique mais un choix réfléchi.
De son côté, Christophe Courrègelongue a reconnu que le discours de Malange était centré sur les subventions et les fonds européens, un domaine crucial pour le PETR. Joël Hocquelet, président de VGA, a exprimé des doutes sur l'approche de Malange, qualifiant certaines promesses de « clientélistes ». Cela souligne les tensions existantes au sein du conseil.
« Ce n’était pas le projet de VGA pour le PETR [...]. Les délégués ont clairement exprimé leur volonté de ne pas voir Val de Garonne comme le vaisseau amiral », a expliqué Hocquelet, qui envisage de remettre en question l'investissement de l'intercommunalité dans le PETR, qui représente actuellement 68 % de sa population et de ses ressources. Cet enjeu témoigne des défis à venir pour Malange et son équipe, qui devront naviguer entre les différentes attentes et priorités des intercommunalités.







