Marie-Hélène Thoraval, la maire de Romans-sur-Isère, a décidé d'agir après avoir constaté la présence d'une pancarte insultante lors du défilé du 1er mai. Elle a déposé plainte pour injure publique suite à l'affichage de "MHT nik ta maire" par un participant, Eric E., membre de la liste 'Gauche populaire romanaise'. Cette démarche a été confirmée par son entourage, comme rapporté par le Dauphiné Libéré.
Ce dérapage fait suite à une campagne municipale à haute tension, où la maire réélue et ses opposants, notamment ceux de la gauche radicale, n'ont cessé de s'affronter. La vidéo surveillance a permis d’identifier Eric E., qui, après le défilé, a abandonné la pancarte sur laquelle figurait également le message "qui sème la misère récolte la tempête". Ce commentaire critique indique le mécontentement de l’opposition face aux actions de la maire dans les quartiers populaires.
Marie-Hélène Thoraval a clairement exprimé son indignation en se constituant partie civile auprès du procureur de la République de Valence. Selon elle, cette agression verbale constitue une injure publiquement dirigée contre une autorité publique, ce qui pourrait conduire à une amende pouvant atteindre 12 000 euros et à un travail d'intérêt général, selon le Code pénal.
À ce jour, la 'Gauche populaire romanaise' n’a pas encore fait de déclaration publique en réponse à ces accusations. La montée des tensions politiques à Romans-sur-Isère reflète un climat de division persistant, avec des élus qui peinent à trouver un terrain d’entente, comme l'indique un analyste politique du Monde.







