Dans une récente interview pour Ouest-France, l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal a clarifié sa décision de quitter la France pour la Belgique, la qualifiant de "coup de colère".
Dans une déclaration retentissante, Boualem Sansal clame : "La France, c'est fini pour moi". C'était le 25 avril dernier, jour de son entrée à l'Académie française, alors qu'il confiait aux journalistes de TF1 qu'il lui restait "quelques mois à tirer dans ce pays". Toutefois, il a depuis fait marche arrière, expliquant qu'il s'agissait d'une réaction momentanée après une période de tensions politiques en Algérie.
"Jamais de la vie !"
Boualem Sansal a voulu dissiper les doutes sur son intention de quitter la France. "Non, pas du tout ! Jamais de la vie ! C’était un coup de colère", a-t-il précisé. L’écrivain souligne qu’il se sent soutenu par la population française, qui a été touchée par son expérience d'incarcération, lui affirmant leur sympathie. Cette réaction du public lui a apporté une certaine sérénité dans sa décision, et il estime que cette histoire a renforcé ses liens avec le pays.
"Je suis devenu l’homme à abattre"
Pourtant, l'auteur ne cache pas sa consternation face aux critiques dont il est cible. Il dénonce ce qu'il décrit comme une "cabale" dirigée contre lui, affirmant : "Je suis devenu l’homme à abattre, celui qu’il faut chasser". Son changement d’éditeur, quittant Gallimard pour Grasset, a provoqué un tollé qui semble avoir altéré son image publique. "Jusqu’au 25 février, Boualem Sansal était un héros; depuis, je suis considéré comme l’abominable ingrat", a-t-il commenté. Dans ce climat tendu, il prépare la sortie de son nouveau roman intitulé "La Légende", prévue pour le 2 juin prochain.







