Le président américain a récemment émis des avertissements inquiétants concernant Oman, déclarant qu'il n'hésiterait pas à faire "exploser" ce pays du Golfe si celui-ci s'associait avec l'Iran pour exercer un contrôle sur le détroit d'Ormuz, zone stratégique pour le commerce maritime. Bien qu'Oman ait longtemps été un allié de confiance des États-Unis, cette déclaration a suscité une onde de choc au sein de la communauté internationale.
Des médias tels que Le Guardian et Al-Jazeera ont décrit les propos de Trump comme "extraordinaires" et "apparemment improvisés". Lors d'une réunion avec son cabinet, lorsque la question d'une collaboration entre Oman et l'Iran pour un péage temporaire sur le détroit a été posée, Trump a répondu : "Personne ne va le contrôler. Ce sont des eaux internationales. Oman devra bien se tenir, comme tout le monde, ou nous devrons les faire exploser".
Les experts internationaux s'interrogent sur la logique derrière ces déclarations, compte tenu du rôle traditionnel d'Oman en tant que médiateur dans les relations régionales. Al-Monitor note que "les deux nations entretiennent une coopération militaire depuis plusieurs décennies, autorisant l'accès aux ports et à diverses installations militaires américaines sur le territoire omanais." De plus, Oman bénéficie d'un traité de libre-échange avec les États-Unis, renforçant ainsi ses liens bilatéraux.
Face à ce discours, plusieurs médias se sont demandé si Trump ne confondait pas Oman avec l'Iran. Ce qui a été encore amplifié par le département d'État, qui a appuyé les déclarations du président sur les réseaux sociaux, attirant l'attention de nombreux observateurs, comme le souligne Politico.
Alors que le monde s'interroge sur la nature de ces menaces de Trump, CNN a révélé que ce dernier aurait menacé un pays sur treize durant ses mandats. Cependant, à l'époque de sa campagne présidentielle, il se présentait comme l'anti-interventionniste. À l'heure actuelle, ses critiques qualifient de plus en plus ses déclarations de "non responsables" et de représentations de pouvoir militaire excessif. Le média qatari al-Jazeera renforce ce constat en révélant que cette menace semble s'inscrire dans une tendance où Trump privilégie les démonstrations de force militaire dans son approche diplomatique.
Il est clair que cette escalade verbale vise également à renforcer sa position lors des négociations avec l'Iran. En effet, Trump a affirmé récemment qu'il ne ressente aucune pression pour trouver un accord avec Téhéran, insistant sur son pouvoir de négociation, un point noté par Washington Post. La tension s'est encore intensifiée avec l'attaque par les Gardiens de la Révolution d'une base américaine, marquant une nouvelle phase dans ce jeu complexe de pouvoir au Moyen-Orient.
Enfin, Ebrahim Azizi, un négociateur iranien, a souligné sur Twitter que Trump oscille entre menaces et propositions d'accord, témoignant d'une approche calculée dans un contexte d'impasse stratégique. Oman, avec son histoire d'allié historique des États-Unis, se retrouve ainsi au cœur d'un nouveau chapitre tumultueux des relations internationales.







