Le groupe Facebook privé « Jordan Bardella », qui comptait jusqu'à 84 000 membres avant sa fermeture, est au cœur d'une troisième plainte pour « injure publique à caractère raciste », selon les informations de Les Jours. Au total, 36 administrateurs et 50 membres, parmi lesquels Charles Alloncle, un député du parti UDR, sont cités, ainsi que d'autres personnalités du Rassemblement national (RN).
D'après un article de L'Huma, ce groupe, géré par le RN, est de nouveau sous le feu des projecteurs après que l'association « La Maison des potes » ait déposé une plainte pour « provocation à la discrimination et à la haine » ainsi qu'une autre pour « injure publique à caractère raciste ».
La plainte, enregistrée le 29 mai dernier auprès du tribunal judiciaire de Paris, mentionne plusieurs administrateurs et des membres actifs qui ont proféré des commentaires racistes dans le groupe. Comme l'avait révélé Les Jours en 2025, le groupe avait servi de plateforme à un discours raciste libre, particulièrement actif après la victoire du Paris Saint-Germain en Ligue des Champions.
Un groupe désormais gelé
Les propos tenus sur cette plateforme comprenaient des remarques telles que : « Il faut les enfermer dans des camps » ou « Des sauvages, ils viennent de la brousse ». Ces déclarations n'ont pas été modérées, malgré la présence de plusieurs figures influentes du RN, tels que Nicolas Dragon et Charles Alloncle, qui, en plus de sa carrière politique, est impliqué dans une commission d'enquête parlementaire controversée.
Suite aux révélations de L'Huma, le groupe « Jordan Bardella » avait été gelé puis archivé. La première plainte avait été déposée par l'association « La Maison des potes » en juin 2025, évoquant des comportements racistes au sein de la communauté. Ce dossier a ensuite été pris en charge par le Parquet national contre la haine en ligne (PNHL).
Pour cette dernière plainte, l'association a choisi de se constituer partie civile afin de permettre au ministère public de saisir un juge d'instruction. Jérôme Karsenti, l'avocat de l'association, a déclaré : « Il fallait interrompre la prescription. Nous visons un renvoi devant un tribunal correctionnel. » Pour Charles Alloncle, ce nouvel accroc représente un énième tournant judiciaire, ayant été récemment pointé du doigt pour d'autres accusations, notamment des restrictions concernant ses intérêts et des faits de harcèlement.







