À son entrée dans l'église, le cercueil a été accueilli par des applaudissements et des larmes. Plusieurs habitants, comme Christine, se sont remémorés des anecdotes touchantes, décrivant Santini comme un homme authentique. "Il nous appelait affectueusement 'la smala' à cause de mes cinq enfants, se souvient-elle. C'était bien plus qu'un homme politique ; il était notre maire !"
"Il n'oubliait personne"
Des personnalités politiques telles que Nicolas Sarkozy et Gabriel Attal étaient présentes pour rendre hommage à leur ancien collègue. Jean-Louis Borloo a également pris la parole, évoquant l’équilibre rare entre ses actions pour la ville et son attention envers ses concitoyens. Selon lui, "André faisait tout. Il a su allier la vision politique à l'humain". Son parcours, bien que terni par des accusations d'agressions sexuelles, a été perçu comme celui d'un homme dévoué, apprécié de tous.
Dehors, des chants corses résonnaient, tandis que la foule partageait de nombreux souvenirs. Joséphine a évoqué son côté accessible, décrivant les moments où il participait aux vide-greniers pour soutenir les habitants. "Le 8 mars, il offrait une rose à chaque femme. Il était attentionné, il n'oubliait personne," a-t-elle déclaré.
Pour Cyril Grandclément, ancien conseiller municipal, la mort d'André Santini en fonction n'est pas une coïncidence. "Il a toujours dit vouloir mourir sur scène, là où il a fait sa carrière. Il a été un maire à part entière pour tous les Isséens," a-t-il conclu. Un livre a d'ores et déjà été ouvert à l'hôtel de ville pour ceux désirant lui adresser un dernier hommage.







