L’État hébreu a lancé une série de frappes aériennes ciblant l’Iran, marquant une escalade significative dans les tensions régionales, et ce, en dépit des appels à la retenue émis par Donald Trump. Après des attaques irakiennes ayant touché Israël lundi pour la première fois depuis l’établissement d’une trêve début avril, la réponse d’Israël souligne une approche offensive qui pourrait aggraver les conflits, comme l'analysent plusieurs médias israéliens.
Deux mois après le commencement du cessez-le-feu, les sirènes d’alerte ont de nouveau retenti dans le nord d’Israël en réaction à des tirs de missiles iraniens, rapportent The Jerusalem Post. Téhéran avait prévenu, lors d’un communiqué, que ces tirs constitueraient un “avertissement” pour les frappes israéliennes effectuées sur la banlieue sud de Beyrouth, qualifiant toute nouvelle agression de “riposte plus forte”.
La riposte israélienne a été immédiate : des explosions ont été signalées à Téhéran, ainsi que dans les villes de Tabriz et Ispahan, tandis que l’armée israélienne a déclaré avoir frappé “des cibles militaires associées au régime iranien dans l’ouest et le centre de l'Iran”.
Selon les informations fournies par Ha’Aretz, l'ambassadeur d’Israël aux États-Unis, Yechiel Leiter, a élargi le champ des opérations israéliennes, affirmant que l’État hébreu ciblerait désormais “les sites de lancement de missiles sol-sol” iraniens, ainsi que des infrastructures stratégiques. Leiter a également fait part de la gravité de la situation, soulignant que “chacun de ces missiles est capable d'anéantir un quartier entier”, ajoutant qu’aucune nation ne pourrait tolérer une telle attaque.
Le risque d’une “escalade” avec l’Iran
Alors que la tension s'intensifie, le président américain Donald Trump a, selon Axios, appelé Nétanyahou à faire preuve de retenue et à . Trump a évoqué des efforts en vue d'un accord avec Téhéran et a sous-entendu que les frappes israéliennes risquaient de compromettre ces démarches. Une source proche de l'administration a déclaré : “Nous pensons que le président a gagné un peu de temps. Je ne crois pas qu’une action israélienne soit imminente”.
Ce dilemme illustre la complexité de la situation pour Nétanyahou. Dans un article du Times of Israel, David Horowitz décrit comment Nétanyahou est confronté à un choix : suivre les instructions de Trump, ce qui pourrait dégrader la position d’Israël face à l'Iran, ou bien défier les États-Unis, augmentant ainsi le risque d'une confrontation ouverte.
Lors d'une interview avec le Financial Times, Trump a affirmé que Nétanyahou n’aurait d’autre option que d’accepter tout accord que les États-Unis négocieraient avec l'Iran. “C’est moi qui décide. Ce n’est pas lui”, a-t-il déclaré, renforçant l’idée que la géopolitique de la région pourrait être à un tournant crucial.







