Le 23 juin, Emmanuel Macron a honoré Marc Bloch en l'inscrivant au Panthéon, portant ainsi à neuf le nombre total de personnalités panthéonisées sous son mandat. Avec cette cérémonie, il égalise le précédent record de François Mitterrand, qui avait procédé à six panthéonisations durant sa présidence.
Marc Bloch, historien engagé et résistant abattu par la Gestapo en 1944, rejoint un héritage tout aussi prestigieux, incluant son épouse, Simonne Vidal. Sous le gouvernement Macron, des figures emblématiques telles que Joséphine Baker (2021) et Maurice Genevoix (2018) ont également reçu cet honneur.
Les panthéonisations ont régulièrement été le privilège des présidents, mais cette décision est devenue particulièrement marquante sous la Ve République. Comme l'indiquait Le Monde, c'est Napoléon qui avait initialement pris cette prérogative, mais François Mitterrand l’a utilisée de manière emblématique en célébrant notamment Pierre et Marie Curie en 1995, faisant d'elle la première femme à rejoindre ce lieu chargé d'histoire.
Une tradition présidentielle évolutive
Les panthéonisations sous la Ve République n'ont jamais eu de critères formalisés, offrant une liberté totale aux présidents. Cela a conduit à des choix variés, avec François Hollande qui avait reconnu quatre résistants au cours d’une seule cérémonie en 2015.
Ce 23 juin, Emmanuel Macron a voulu honorer Bloch comme « un héros, un combatant de la Résistance, un intellectuel engagé et un républicain. » Il a souligné l'importance de son œuvre, notamment L’Étrange défaite, qui reste d'une actualité troublante.
Les cercueils de Marc et Simonne Bloch ne contiendront pas leurs corps, mais symboliquement des objets représentant leur héritage : lettres, médailles, et autres souvenirs familiaux. Ce choix souligne une façon novatrice de commémorer des figures historiques, comme rapporté par France 24.
Alors que le débat sur les panthéonisations continue d’alimenter la réflexion sur la mémoire collective française, l’entrée de Marc Bloch au Panthéon évoque profondément à la fois des questions d'identité et d'engagement civique.







