Le ministre des Comptes publics, David Amiel, a insisté ce dimanche 28 juin sur le fait que les fonctionnaires ne devraient pas être désignés comme les responsables des problèmes financiers de la France. Cette déclaration survient alors que divers syndicats de la Fonction publique préparent une journée de mobilisation à la rentrée.
Amiel a déclaré : « Je refuse que les fonctionnaires soient les boucs émissaires de nos difficultés de finances publiques. Ce n’est pas de la faute des fonctionnaires. Ce n’est pas le nombre d’emplois dans la fonction publique de l’État qui a causé les déficits ces dernières années, mais plutôt le poids des dépenses sociales » (source : France Inter).
Les syndicats, représentant la CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP, ont également exprimé leur intention de mobiliser les agents publics pour le 29 septembre, en réponse à l'absence de révisions salariales immédiates. Un dialogue entre le gouvernement et les syndicats est prévu début juillet, touchant notamment les enjeux de rémunération des agents.
« Revalorisation significative » de la valeur du point d’indice
Les organisations syndicales demandent une « revalorisation significative » de la valeur du point d’indice, utilisé pour calculer une partie des salaires des agents, gelé depuis trois ans. Elles réclament également le rétablissement d'une prime suspendue en 2024, ainsi qu’une refonte des grilles indiciaires pour permettre une progression de carrière tangible pour les agents.
Amiel a reconnu que, malgré certaines augmentations récentes pour certains agents, des frustrations demeurent : « Le problème majeur, c’est ce sentiment que les efforts ne sont pas reconnus à leur juste valeur. Les promotions arrivent souvent trop tard et ne s’accompagnent pas d’une augmentation proportionnelle des salaires ».







