Interrogé sur l'affaire Lyhanna lors d'un entretien avec Le Parisien, le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez a déclaré : "Il est évident qu'une enquête a été manifestement défaillante; il en résulte des conséquences à tirer".
Suite à la parution d'un rapport révélant des manquements dans le système judiciaire dans le cadre du meurtre de Lyhanna, des actions ont été entreprises, notamment une mutation pour deux gendarmes qui ont perdu leurs fonctions dans la police judiciaire.
"Actuellement, il ne s'agit pas d'une sanction, mais d'une mutation sans prérogatives judiciaires", a précisé le ministre. Il a également ajouté : "Une enquête de commandement est en cours pour établir les responsabilités", les résultats étant attendus pour le 15 septembre.
La triste histoire de Lyhanna, retrouvée morte à 11 ans, a mis en lumière des défaillances alarmantes. Le principal suspect, Jérôme Barella, déjà signalé pour des infractions sexuelles sur d'autres mineurs, n'avait jamais été arrêté malgré des plaintes antérieures. Ce fait n'a pas échappé à de nombreux observateurs qui remettent en cause le traitement de ces signalements.
Dans ses déclarations, Laurent Nunez a réaffirmé que le gouvernement se concentre sur les violences sexuelles envers les mineurs. Selon lui, ces affaires sont effectivement prises en charge par des brigades spécialisées. Cependant, il a également insisté sur la nécessité d'une meilleure coordination et d'un contrôle hiérarchique plus rigoureux dans des dossiers complexes, comme celui-ci.
"Les erreurs dans l'orientation des enquêtes résultent en grande partie d'un manque de supervision adéquate," a-t-il déclaré, évoquant des difficultés spécifiques rencontrées par le système judiciaire. Toutefois, il a tenu à préciser que les efforts des forces de l'ordre ne devraient pas être mis en doute.
Ce n'est pas la première fois que des lacunes dans le traitement des plaintes sont mises en lumière. Un rapport de l'Inspection générale de la Justice a révélé un manque de suivi dans des affaires similaires, notamment une plainte déposée en août 2025, soulignant un besoin urgent de réformes pour éviter de telles tragédies à l'avenir. En attendant, Jérôme Barella, soupçonné de viols et de violences conjugales, se retrouve sous haute surveillance en prison, sa situation continuant d'attirer l'attention du public et des médias.







