Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, s'est retrouvée au centre d'une controverse après ses récentes déclarations sur la climatisation, lors de sa visite au centre Airparif à Paris.
Le 26 juin, alors qu'elle abordait la problématique de la pollution liée à la canicule, Barbut a déclaré qu'adopter une attitude consistant à installer plus de climatiseurs dans les établissements publics n'était pas la solution adéquate. Ses commentaires, perçus comme moralisateurs, ont provoqué une vive réaction au sein de l'opposition et même de son propre camp.
Au micro de France Inter, elle avait déjà insista sur la nécessité d'une stratégie à long terme pour faire face aux effets du dérèglement climatique. Cependant, lors de son point presse, elle a averti que les appels à généraliser la climatisation dans les écoles et les hôpitaux sont inefficaces face aux enjeux environnementaux majeurs. "Vous croyez que ça va résoudre les problèmes de sécheresse et de destruction de l'écosystème ?", a-t-elle dit, suscitant l’indignation de nombreux acteurs politiques.
David Lisnard, maire de Cannes, a réagi sur X en qualifiant ces commentaires d'"horrifiants" et dénués de toute base scientifique. Il a ajouté qu'il pourrait y avoir un lien crucial entre l'absence de climatisation et les risques pour la santé dans un contexte de chaleur extrême.
Des réactions indignées face à des déclarations jugées inacceptables
Le député Thomas Ménagé a pointé le caractère inapproprié de ces propos dans un contexte où "des concitoyens souffrent de la chaleur". Il a assuré que ceux qui réclament davantage de climatisation ne s'attendaient pas à ce qu'une telle solution soit panacée.
Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte ouvrière, a également exprimé son mécontentement face à la façon dont la ministre a abordé le sujet, lui rappelant son bilan médiocre en matière de politiques écologiques et de prévisions climatiques. "Il ne l'horrifie pas, son bilan ?" a-t-elle rétorqué.
Selon des informations relayées par BFMTV, même au sein de ses alliés, les déclarations de Barbut commencent à générer des critiques. Un conseiller gouvernemental a qualifié ses interventions de "catastrophiques", soulignant que certaines personnes ne sont pas adaptées aux fonctions qu'elles occupent.







