Après une signature inattendue d’un protocole d’accord visant à stopper les combats le 17 juin, un cycle de négociations intensifiées entre Washington et Téhéran s’annonce. Ce marathon diplomatique de soixante jours vise à transformer ce document temporaire en un traité de paix durable, prévoyant un vaste programme de reconstruction et la levée progressive des sanctions. Toutefois, des tensions persistent, notamment autour des questions nucléaires, du contrôle maritime et du rôle d’Israël au Liban.
La diplomatie reprend ses droits au Moyen-Orient, une semaine après la cessation officielle des hostilités militaires. Les négociateurs américains et iraniens continuent leurs échanges en espérant aboutir à un accord concluant dans un contexte de méfiance mutuelle. Selon Le Monde, la volonté de parvenir à une paix durable est réelle, mais les obstacles sont nombreux.
Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a récemment réaffirmé la détermination des États-Unis à rassurer leurs alliés du Golfe. Lors d’une intervention le 25 juin, il a clairement indiqué : "Nous ne voulons pas d’un accord à n’importe quel prix". Cette déclaration témoigne d'une volonté d'avancer dans les négociations, mais sur des bases solides.
des exigences fermes et l'obstacle du liban
Au cœur des discussions se trouve la question du nucléaire iranien, laquelle cristallise de nombreuses tensions. Bien que l’Iran continue d’affirmer qu’il ne cherchera pas à se doter d’armes nucléaires, un accord sur le sort de ses réserves de combustible reste flou. Les modalités d’un démantèlement partiel doivent encore être négociées, et certains membres du Congrès américain affichent une grande scepticisme face aux promesses de Téhéran.
Sur le terrain, les déclarations des Gardiens de la Révolution compliquent également les discussions. Si le texte actuel mentionne la garantie de la souveraineté libanaise, l’Iran demande désormais un retrait complet des troupes israéliennes du sud du Liban. Par ailleurs, la sécurité maritime demeure un autre point de friction ; bien que Téhéran ait promis de garantir le passage libre dans le détroit d’Hormuz durant les négociations, la gestion de cette zone cruciale pourrait compromettre l’accord ultime, souligne Financial Times.







