Avec la montée des températures cet été, plusieurs options sont envisagées pour braver la chaleur caniculaire. Alors que 25 % de la population française est dotée d’un climatiseur, beaucoup se tournent vers les ventilateurs. Pourtant, leur efficacité peut être largement limitée, comme l’indique RMC.
Quand l’air est plus chaud que la peau
Tout se joue en grande partie sur la température ambiante. Une recherche publiée dans The Lancet montre que les ventilateurs demeurent efficaces tant que le mercure ne dépasse pas 35 °C. Une fois cette barre franchie, leur utilité repose sur la capacité individuelle à transpirer, particulièrement influencée par l’âge. En dépassant les 45 °C, leur utilisation pourrait même devenir nuisible.
Cette situation s'explique par deux mécanismes : d’abord, le ventilateur chasse l’air chaud qui enveloppe notre peau pour le remplacer par de l'air plus frais, phénomène connu sous le nom de convection. Ensuite, il favorise l’évaporation de la sueur. Mais si l’air brassé est plus chaud que nous, l'effet de convection disparaît et n’offre qu’un maigre secours.
S’humidifier pour mieux se rafraîchir
Un autre aspect à considérer, développé par Slate, est le taux d’humidité. Dans un air excessivement sec, l’évaporation de la sueur se fait presque instantanément. Dès lors, recourir à un ventilateur peut être contre-productif, diffusant de l’air chaud plus qu’autre chose. En revanche, avec un niveau d’humidité plus élevé, un ventilateur peut encore soulager jusqu'à 38 °C, tant que l’humidité est à 60 %.
Chacun ne réagit pas de la même manière à la chaleur. Les jeunes adultes ont tendance à transpiration davantage, ce qui leur confère un bénéfice même avec des températures élevées. À l’inverse, les personnes âgées transpirent moins, rendant primordial le fait de s’humidifier la peau, voire de la mouiller avant d’allumer un ventilateur. L’évaporation de l’eau sur la peau offre alors une sensation de fraîcheur, même en l'absence de transpiration adéquate.







