L'ancien professeur, âgé de 40 ans, a été reconnu coupable de viols et d'agressions sexuelles commis sur dix collégiennes, âgées de 13 à 15 ans. La cour criminelle des Hautes-Alpes a prononcé une peine de 10 ans de réclusion criminelle, lors d’un procès tenu à huis clos.
Après l'agression, plusieurs victimes ont signalé des symptômes graves, notamment de l'anorexie, des troubles dépressifs et un stress post-traumatique. L'avocat de l'une d'elles, Me Arnaud Lévy-Soussan, a affirmé que l'accusé avait établi une « relation d'emprise » avec ses élèves, marquée par des violences physiques. Cette emprise a été corroborée par l'enquête, qui a révélé qu'il avait fait signer à certaines de ses victimes un contrat inspiré des pratiques de domination et soumission.
Les circonstances des faits, déroulés entre 2014 et 2017 autour d'un collège à l'Argentière-la-Bessée, mettent en lumière une vulnérabilité inquiétante des jeunes filles face à des figures d'autorité. Un incident rapporté en 2017 par un principal d'établissement, où l'accusé avait effleuré une élève, avait déclenché une alerte, mais c'est près de deux ans plus tard que l'information judiciaire a été ouverte.
« Il est essentiel que ce verdict envoie un message fort, non seulement aux victimes, mais aussi à ceux qui abusent de leur position », a commenté Me Marie Buisson, avocate d'une autre victime. Les conséquences psychologiques des agissements de cet enseignant ne doivent pas être minimisées, un message que les avocats de la défense ont tenté d'affaiblir en plaidant un consentement, une affirmation finalement rejetée par le tribunal.
Des experts en psychologie soulignent que ces cas mettent en évidence le besoin urgent d'une meilleure sensibilisation et protection pour les jeunes élèves dans les environnements éducatifs. La condamnation de cet enseignant ouvre la voie à un dialogue nécessaire autour de la protection des mineurs et de la responsabilité des adultes en position d'autorité.







