Fin juin 2025, l'accord entre le Rwanda et la République démocratique du Congo (RDC), facilité par Washington, était censé mettre fin à des années de conflit dans l'est du pays. Cependant, un an plus tard, les tensions demeurent, et le Baromètre des accords de paix en Afrique révèle que seulement 35 % des dispositions ont été mises en œuvre.
En juin 2025, Donald Trump avait célébré la signature de cette entente, espérant tourner la page sur un chapitre tragique de l'histoire régionale. Pourtant, alors que cet accord avait été ratifié en décembre de la même année, les promesses n'ont pas été tenues. Le rapport du Baromètre des accords de paix en Afrique souligne que les engagements sont loin d'être respectés.
Selon une étude récente, seule une fraction des engagements, un total de 22 sur 30, a été initiée dans l'année suivant la signature de l'accord, tandis que la RDC a mis en œuvre environ 31,7 % de ses responsabilités. Le déséquilibre dans les priorités d'application a conduit à négliger les mesures sécuritaires cruciales pour la paix, exacerbant ainsi un climat de méfiance entre les deux nations.
Une mise en œuvre incomplète
Les retards dans le démantèlement des forces armées, notamment des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), ainsi que la lenteur des initiatives humanitaires, ajoutent aux frustrations dans la région. Par ailleurs, les tensions persistent et se voient aggravées par les accusations réciproques de violations des engagements de part et d'autre, comme l'indique un reportage de BBC.
Le conflit continue de faire rage, en grande partie éclipsé par l’épidémie d’Ebola, qui touche durement la région. La communauté internationale s'inquiète du fait que la promesse de paix d'un an s'éloigne, laissant place à l'incertitude et au désespoir.
Sanctions américaines sur Kigali
Face à l'inaction, Washington a exprimé son mécontentement, imposant des sanctions indirectes sur une raffinerie rwandaise, comme l'explique Bloomberg. Ces sanctions, ciblant le réseau d'or de Kigali, visent à exercer une pression supplémentaire sur le gouvernement rwandais pour qu'il respecte ses engagements.
Les États-Unis soulignent que les rebelles du M23, soutenus par Kigali, continuent de dominer certaines zones stratégiques, tout en profitant de la situation pour exporter des ressources minérales essentielles. Dans un communiqué, le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a déclaré : “Les États-Unis ne permettront pas à des groupes voyous de tirer profit du commerce illicite de minerais et de déstabiliser la région”.
Malgré des promesses de coopération internationale, la situation dans l'est de la RDC et ses relations avec le Rwanda restent tendues et complexes, avec des implications graves pour la stabilité régionale.







