Ce dimanche 12 juillet 2026, à Niort, la réunion de clôture politique a aussi marqué le début de la campagne pour les sénatoriales et la présidentielle.
Ce 12 juillet, à l'Espace associatif de Sainte-Pezenne à Niort, environ 120 militants du Rassemblement national ont assisté à leur réunion de fin d'année, un chiffre en hausse par rapport aux 64 participants de l'an dernier. « C'est un signe encourageant de dynamisme », a commenté Mélody Garault, déléguée départementale du parti, qui revendique désormais 400 adhérents. Ce rassemblement avait une double fonction : faire le bilan de l'année politique écoulée et lancer la campagne pour les élections sénatoriales du 27 septembre 2026 et la présidentielle de 2027. « Les sénatoriales seront un test important pour nous avant la présidentielle », a souligné Edwige Diaz, députée de Gironde et candidate aux sénatoriales, présente pour l'événement.
Mélody Garault a affirmé que l'objectif pour septembre est clair : « Obtenir plus de voix que lors de la dernière élection. » En 2024, le RN avait obtenu seulement 20 voix parmi un millier de grands électeurs, en grande partie en raison d'une absence de campagne. Cette fois, la candidate Céline Bonnet-Derisbourg mettra en pratique une approche de proximité ayant fait ses preuves aux municipales de Niort : « Nous avons déjà contacté les grands électeurs et entamé des rencontres. »
Quelle position exacte sur les retraites ?
Les premiers supports de campagne pour la présidentielle ont récemment été distribués. Cependant, le lancement n'a pas été des plus réussis. Lors de son premier déplacement à La Flèche (Sarthe), Marine Le Pen a dû écourter sa visite sous les huées en à peine 27 minutes. « Cela fait des années que l'extrême-gauche utilise des méthodes de fascistes. Le ministre de l'Intérieur doit s'assurer que les candidats puissent rencontrer le public dans de bonnes conditions », a exprimé Edwige Diaz, soulignant les défis rencontrés.
Concernant les retraites, la ligne politique du RN semble floue. Quel est leur projet exact ? Le retour à la retraite à 60 ans après 40 ans de travail, proposé par Marine Le Pen en 2022, ou une réforme avec capitalisation comme le suggère Jordan Bardella ? « Nous allons présenter un programme cohérent sans précipitation, d'une voix unique, juste avant la présidentielle dans dix mois », assure Edwige Diaz.







