Dans une lettre adressée aux Toulonnais, la députée du Rassemblement national (RN), Laure Lavalette, a officialisé sa candidature pour la mairie de Toulon. Cette annonce survient à la suite de l’éviction de l’ex-maire de droite, Hubert Falco, déchu de ses fonctions par la justice à cause d'une affaire de détournement de fonds.
Dans sa lettre, elle se présente comme une mère de famille de 49 ans prête à « servir Toulon », tout en arborant le slogan « Un avenir pour Toulon ». Lauréate de scores importants du RN dans le Var, Lavalette vise à capitaliser sur cette opportunité, alors que le paysage électoral s'annonce très ouvert.
« Nous avons de grandes chances de victoire, le Var est patriote », a-t-elle affirmé récemment. En effet, le RN, qui a déjà pris pieds dans d’autres villes méditerranéennes comme Perpignan et Fréjus, a une forte ambition pour la ville de Toulon. Lors des dernières législatives, le parti a remporté sept des huit circonscriptions du département, à l'exception de Toulon.
Concernant l'héritage laissé par Hubert Falco, elle reconnait que ce dernier « a fait de bonnes choses » mais critique le traitement inégal des différents quartiers. « Le centre-ville a été gâté au détriment d’autres secteurs », a-t-elle déclaré, faisant référence au Pont du Las, qu'elle estime « complètement abandonné ». Dans sa promesse électorale, elle souhaite s'assurer que « chaque quartier soit considéré avec le même soin », et prévoit des mesures pour rétablir la sécurité et la qualité des infrastructures.
En tant qu'ancienne porte-parole de Marine Le Pen et actuelle députée, Lavalette commence à se faire un nom dans le paysage politique local. Elle devra cependant faire face à une concurrence rude, notamment de la part du sénateur Les Républicains Michel Bonnus, soutenu par l'ancien maire Hubert Falco qui continue d'avoir un certain poids malgré son déboire judiciaire.
« Falco a manqué de respect à Josée Massi, son ancien adjointe », a-t-elle commenté, soulignant les tensions internes au sein du parti traditionnel. En face d'elle, la gauche sera représentée par Magali Brunel, qui mènera la liste Toulon en commun.
Les prochaines élections municipales s'annoncent donc comme un tournant décisif pour le Rassemblement national à Toulon, une ville historiquement marquée par les luttes politiques. Le porte-parole du parti espère qu'avec une campagne bien orchestrée, la ville pourra connaître un changement significatif sous la direction de Lavalette.







