Alix Fruchon, députée de l’Indre, a été désignée vice-présidente d'une importante commission d'enquête à l'Assemblée nationale. Ce groupe a pour mission d'analyser les conséquences néfastes de la spéculation financière sur les capacités industrielles françaises. Sa première séance se déroulera à mi-janvier et se poursuivra jusqu'à la fin d'avril 2026.
Cette initiative vise à éclairer les causes de la disparition progressive d’outils de production, d’usines et d’emplois en France. La députée Fruchon a évoqué des cas marquants dans son département, citant notamment la fermeture de la Halle, anciennement gérée par le groupe Vivarte. Elle souligne : « Chaque fermeture d'usine est bien plus qu'un simple chiffre, c'est un drame humain qui impacte nos territoires. »
Dans le contexte actuel, les fonds spéculatifs sont souvent accusés de se concentrer sur des profits à court terme au détriment de la durabilité industrielle. En conséquence, Fruchon appelle à établir des mesures préventives pour éviter d’autres disparitions d’industries, car « notre patrimoine industriel est en danger ». Cette position résonne avec les inquiétudes exprimées par plusieurs économistes, qui notent que ces pratiques prédatrices menacent non seulement l'économie, mais aussi les savoir-faire locaux.
Le travail de la commission est attendu avec impatience par les acteurs du secteur et la population, qui espèrent des recommandations concrètes. D’après le rapport annuel de l’INSEE de 2024, le nombre d'emplois industriels continue de chuter, renforçant l’urgence d’une telle enquête. Pour Fruchon, « il est impératif de comprendre ces dynamiques pour construire un avenir industriel solide et pérenne en France ». Le chemin à traverser semble long, mais une prise de conscience collective pourrait être le premier pas vers un changement durable.







