Après un règne de plus de quatre décennies, le maire de Sisteron, Daniel Spagnou, a annoncé qu'il ne se représentera pas pour les élections municipales de 2026. Élu pour la première fois en 1983, il a conduit la ville à travers des décennies de changements sociopolitiques. À 85 ans, cet ancien maire a déclaré vouloir passer le flambeau, reconnaissant l'importance du renouvellement démocratique. "Je sais que tout cela va ouvrir des portes, y compris dans l'opposition. Et c'est bien normal, c'est la démocratie", confiait-il récemment dans une interview à La Provence.
Cette annonce inaugure un suspense sans précédent pour les municipales de Sisteron, avec deux membres de sa majorité actuelle et une liste d'opposition de gauche prêtes à se disputer le poste. À droite, les candidats issus de la majorité actuelle, désireux de continuer l'œuvre de Spagnou, espèrent tirer parti de son héritage, tout en proposant un projet novateur. De l'autre côté du spectre politique, la gauche, revigorée par l’annonce, se voit enfin une opportunité de reprendre la main.
Le climat politique dans cette petite commune des Alpes-de-Haute-Provence est en pleine mutation. Nombre d'habitants expriment le besoin d'un changement, suscitant ainsi de l'enthousiasme autour des élections à venir. Les élections municipales de 2026 promettent d'être un moment charnière, tant pour les partisans de Spagnou que pour ceux aspirant à un nouvel équilibre au sein du conseil municipal. Dans cette optique, les experts politiques interrogés par France 3 estiment que « la dynamique actuelle pourrait bien tomber en faveur de candidats offrant des solutions audacieuses aux préoccupations locales ». Cette époque de transition pourrait marquer le début d’un nouveau chapitre pour Sisteron, où des promesses de renouveau s'entrecroisent avec les vestiges d’une longévité politique impressionnante.







