Les élections municipales de 2026 à Saint-Brieuc, dans les Côtes-d’Armor, s'annoncent tumultueuses, alors que la perspective d'une alliance entre Victor Bonnot et Joannic Martin semble de plus en plus lointaine. Lors d'une récente réunion le 16 janvier, leurs désaccords se sont intensifiés, marquant un tournant significatif dans leurs campagnes respectives. Ce développement est d'autant plus cristallisé par les propos de Bonnot, qui a souligné que son collectif a choisi de se concentrer sur des propositions concrètes avant de se soucier des alliances. Selon lui, près de 65 % de sa liste aurait été composée de citoyens sans affiliation politique, une initiative qu'il juge primordiale pour renforcer les compétences nécessaires à la gestion municipale.
Joannic Martin, de son côté, semble opter pour une approche plus traditionnelle de la politique. Il a récemment exprimé sa préférence pour l'union plutôt que la division, mais ses efforts pour établir un partenariat avec Bonnot n’ont pas abouti. Un expert en politiques locales, Jean-Pierre Lefèvre, commente cette situation : « L'absence d'un véritable dialogue entre ces deux candidats montre à quel point la fragmentation politique est un obstacle majeur dans les petites villes. »
Selon un rapport de France 3 Bretagne, les tensions au sein des listes de droite et du centre se reflètent également à l'échelle nationale, où les luttes internes pour la légitimité et la visibilité augmentent. Alors que Bonnot se concentre sur sa base de soutien populaire, Martin cherche à séduire des électeurs plus traditionnels. Cette dynamique pourrait engendrer une fragmentation qui, selon des analystes politiques, pourrait profiter à des candidats d'autres formations politiques.
En somme, la distance croissante entre Bonnot et Martin pourrait rendre l'élection de 2026 plus imprévisible que jamais, avec des implications potentielles non seulement pour leur propre avenir politique, mais aussi pour l'ensemble de la commune de Saint-Brieuc.







