Les actionnaires russes majoritaires de la compagnie pétrolière serbe NIS ont finalement décidé de céder leurs parts à la société hongroise MOL, en réponse aux sanctions américaines qui pèsent sur eux. Cette annonce a été faite par Dubravka Djedovic Handanovic, ministre serbe de l'énergie, lors d'une conférence de presse.
Les discussions ont abouti à un accord initial entre MOL et Gazprom Neft, la branche pétrolière de Gazprom, pour faciliter la transaction. Il est important de noter que cette cession est considérée comme une condition préalable pour obtenir une nouvelle licence permettant à la raffinerie de NIS de continuer ses activités après le 23 janvier.
Cette évolution soulève des questions cruciales pour l'avenir énergétique de la Serbie. Selon le journaliste économique Marko Stojanovic, « cette vente pourrait marquer un tournant dans la dépendance énergétique de la Serbie, surtout dans le contexte des tensions géopolitiques actuelles ».
La Serbie, historiquement proche de la Russie, se trouve maintenant à un carrefour, cherchant à diversifier ses sources d'approvisionnement. La ministre Djedovic a aussi souligné que le projet serait soumis à l'administration américaine pour approbation, ce qui reflète l'impact direct des sanctions sur les décisions économiques et stratégiques du pays.
Ce changement de mains pourrait également avoir des répercussions plus larges sur les relations entre l'Europe centrale et la Russie, alors que des pays comme la Hongrie s'engagent à maintenir des liens d'affaires tout en répondant aux pressions internationales.
Alors que les négociations avancent, il sera essentiel de garder un œil sur les développements futurs et leurs implications, tant pour la région que pour le marché énergétique européen dans son ensemble.







