Ce samedi 24 janvier, la liste "Faire mieux pour Besançon" de la France Insoumise (LFI) a révélé son projet pour les élections municipales de 2026. Composé de plus de 200 propositions, ce programme mélange des mesures de politiques sociales et écologiques, élaborées à partir des préoccupations exprimées par les Bisontins lors de rencontres directes et à travers environ 1 000 questionnaires. Sandrine Véziès, en tête de cette liste, a souligné l’importance de cette démarche participative.
Revitaliser la démocratie locale
Le programme se structure autour de plusieurs axes, le premier étant de revitaliser la démocratie. Pour cela, 7 maisons du peuple et de l'autonomie seront établies, visant à favoriser les débats, l’accès aux droits et les rencontres intergénérationnelles. De plus, des référendums d'initiative citoyenne (RIC) seront mis en place. "Cela permettra aux Bisontins, si 10 % d'entre eux le demandent, d'initier un référendum sur une question précise. La ville s'engagera à respecter le résultat de cette consultation", a clarifié Séverine Véziès.
Transports gratuits et cantine bio
Le parti a également proposé l'introduction d'un parc naturel dans le quartier des Vaites et la mise en place d'un droit à la mobilité, assurant l'accès gratuit aux transports en commun. Les enfants bénéficieront d'une cantine bio gratuite, avec pour objectif de nourrir les enfants qui arrivent à l’école sans petit-déjeuner, tout en soutenant l'agriculture biologique locale. "C'est un enjeu de santé publique et de justice sociale", a insisté Véziès.
Celle-ci a précisé que ces politiques auraient un coût, estimé à 8 millions d'euros par an pour les transports gratuits et 2 millions d'euros pour la cantine. Bien que cela soit jugé soutenable, des ajustements budgétaires seront nécessaires si les dotations de l'État diminuent. "Nous ne toucherons pas aux impôts locaux, car la population fait déjà face à des difficultés", a ajouté Sylvie Foucher, coordinatrice du programme.
Une sécurité repensée
En matière de sécurité, la liste LFI s'oppose à l'armement létal des policiers municipaux, contrairement à d'autres candidats qui proposent de renforcer les effectifs et de les armer. "La force de la police municipale réside dans sa capacité de lien et de proximité avec les habitants", a déclaré Véziès. Elle a également suggéré la création d'une halte soin addiction mobile pour accompagner ceux qui luttent contre des addictions.
Les élections municipales de 2026 s'annoncent donc comme un véritable test pour la France Insoumise à Besançon, qui mise sur l'engagement citoyen et des politiques ambitieuses. Des experts locaux estiment que cette approche pourrait transformer la manière dont les Bisontins vivent et interagissent avec leur ville. En attendant, le débat public promet d'être riche et animé.







