Selon des sources de Matignon, la demande du MEDEF de mettre en place un contrat à durée indéterminée (CDI) pour les jeunes, facilement résiliable, « n'est pas à l'ordre du jour ». Cette information, initialement rapportée par le Parisien, souligne que la priorité actuelle du gouvernement réside dans l'achèvement des négociations sur les ruptures conventionnelles.
Le Premier ministre attend la conclusion de ces discussions, engagées depuis janvier, visant à réaliser 400 millions d'économies sur l'indemnisation des salariés ayant opté pour une rupture conventionnelle, prévue d'ici la fin février.
Le MEDEF, pour sa part, ne participe pas à la conférence Travail Emploi Retraites mise en place par le gouvernement, laquelle se penche jusqu'en juin sur différents aspects du marché de l'emploi sans anticiper un accord, mais cherchant plutôt des « points de convergence ».
La proposition du MEDEF a provoqué une réaction indignée de la CGT et du syndicat étudiant Unef, qui ont menacé d'organiser une « mobilisation massive » contre cette initiative. Selon certaines informations qui circulent dans la presse, le MEDEF envisage un CDI permettant une rupture sans justification pendant les premières années, avec des indemnités croissantes selon l'ancienneté du salarié en cas de cessation de contrat.
Ces propositions rappellent le controversé « contrat première embauche » (CPE) de 2006, qui avait conduit à de vives manifestations avant d'être abrogé. Sophie Binet, la dirigeante de la CGT, a déclaré sur France 2 que cette proposition constitue « une déclaration de guerre contre les jeunes », accusant le patronat de n'offrir qu'une précarité durable.
D'un autre côté, Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a exprimé sur BFMTV son avis selon lequel cela représente un « nivellement vers le bas », plaidant pour une meilleure valorisation de l'apprentissage et des compétences manuelles.
Fabrice Le Saché, vice-président du MEDEF, a, quant à lui, déclaré sur RMC qu’« il n'y a pas de système efficace actuellement » et a proposé cette initiative comme une « piste de réflexion » pour mieux intégrer les jeunes sur le marché du travail.







