À Istres, un agent de police municipal aurait participé à une distribution de tracts en faveur de l'actuel maire, candidat pour les prochaines élections municipales, selon les informations rapportées par La Provence.
Une controverse sérieuse émerge à Istres, dans les Bouches-du-Rhône, à l'approche du premier tour des élections municipales. Comme le décrit La Provence, un policier muni d'un uniforme municipal est suspecté d'avoir réalisé une opération de tractage dans un quartier de la ville, une séquence qui a été filmée via un interphone vidéo.
Sur ces images, l’individu apparaît en uniforme, tenant un tract de campagne de François Bernardini, le maire sortant. Selon le quotidien, il aurait été vu à plusieurs reprises en train de mener cette action. L'utilisation d'un véhicule siglé de "Ville d'Istres" soulève également des questions, ajoutant à la controverse actuelle.
Un non-respect du devoir de neutralité ?
Les policiers municipaux, tout comme les autres agents publics, sont tenus de respecter une obligation de neutralité. "Lorsque l'on est en service, vêtu d'un uniforme ou à bord d'un véhicule de la ville, il est impératif de se consacrer uniquement à ses fonctions sans se laisser influencer par des aspirations politiques ou religieuses," a déclaré Ludovic Durant, secrétaire général de Force ouvrière Police municipale, à La Provence. Cette situation soulève donc des interrogations sur le respect de ces normes sanctuarisées.
La préfecture des Bouches-du-Rhône a pris note de cette affaire et a annoncé qu'elle procéderait à une analyse approfondie des circonstances entourant ces événements. Pour l'heure, François Bernardini et son équipe n'ont pas souhaité commenter cette polémique grandissante.







