Le 19 février, lors d'un débat sur les élections municipales à Marseille retransmis sur BFMTV, Franck Allisio, député RN des Bouches-du-Rhône et candidat à la mairie, a suscité une vive controverse en proposant l'idée d'un pass "anti-racailles". Cette initiative vise à limiter l'accès à certaines plages pour ceux qu'il considère responsables de troubles.
Dans ses déclarations, Allisio a été on ne peut plus clair : "Ceux qui polluent la vie sur les plages, qui volent et agressent, doivent être écartés", soulignant son intention de préserver les espaces publics marseillais pour les familles et les personnes âgées. Sa proposition implique de créer un système de pass, réservé aux "familles, enfants et seniors", qui pourrait aboutir à une exclusion des jeunes des plages marseillaises.
"Il faut défendre nos plages contre ceux qui en perturbent la tranquillité".
Cette initiative a déclenché des réactions mitigées. Les partisans, comme l'ancienne députée Martine Vassal, ont salué la mesure comme un moyen de garantir la sécurité et la sérénité des lieux publics. Cependant, des critiques s'élèvent, notamment du côté de Benoît Payan, actuel maire de Marseille, qui qualifie cette idée de "stigmatisation" et d'"exclusion". Selon lui, ces mesures renforcent une dynamique sociale déjà fragile dans une ville où la cohabitation est un enjeu majeur.
Les experts soulignent aussi que ce type de politique peut exacerber les tensions au sein des communautés locales. La sociologue Marie Dupont explique : "Des politiques discriminatoires ne font qu'enfermer les jeunes dans des stéréotypes, alors qu'une vraie solution réside dans l'inclusion et l'éducation". Les débats sur la sécurité et les loisirs publics sont loin d'être tranchés, et Marseille semble au cœur d'une polémique qui pourrait influencer l'issue des prochaines élections municipales.







