Le Parti Socialiste a annoncé qu'il pourrait envisager des rapprochements avec La France Insoumise au second tour des élections municipales de 2026, mais cela resterait exceptionnel et soumis à des conditions spécifiques. Le secrétaire général du PS, Pierre Jouvet, souligne qu'un tel partenariat ne serait possible qu'« à certaines conditions », notamment concernant la position des candidats insoumis face à la violence politique.
« Il n'y aura pas d'accord national avec LFI », a-t-il précisé, confirmant des détails rapportés par le journal Le Monde. Cette déclaration fait suite à l'agression mortelle du militant nationaliste Quentin Deranque, où plusieurs proches d'un député LFI ont été mis en cause.
Pierre Jouvet insiste : pour que des candidats insoumis puissent se joindre aux listes d'union de gauche, ils doivent clarifier leur rapport avec la violence politique et la « hooliganisation » de la vie publique. Si LFI refuse de se distancier de comportements violents, il n'y aura pas de compromission de la part du PS.
La situation est délicate, alors que LFI maintient sa confiance en son député, Raphaël Arnault, dont les proches sont impliqués dans cette affaire. Le PS semble ici définir un cadre pour les villes où des voix LFI pourraient être cruciales, comme à Toulouse ou Marseille, face à des adversaires comme le Modem ou le Rassemblement National.
Des opportunités d'union en vue ?
Des sondages récents, comme ceux de l'Ifop, révèlent que la gauche pourrait remporter Toulouse si le PS et les Écologistes s'unissent au second tour avec LFI. Actuellement, le maire divers droite Jean-Luc Moudenc serait en difficulté, surtout en cas de triangulaire.
À Marseille, la compétition est serrée entre le maire de gauche Benoît Payan et son rival du Rassemblement National, Franck Allisio. Selon un sondage, le maire sortant bénéficierait d'un léger avantage au second tour.







