Marine Le Pen fait entendre sa voix sur la sécurité dans le Var

La sécurité au cœur des débats : Marine Le Pen présente ses propositions dans le Var.
Marine Le Pen fait entendre sa voix sur la sécurité dans le Var
Un bain de foule pour Marine Le Pen, à son arrivée à La Valette-du-Var, le 28 février 2026. © Radio France - Maxime Glorieux

Le samedi dernier, Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national (RN), a consacré sa journée à des discussions sur la sécurité dans le Var. Sa tournée a débuté au sommet du mont Faron, en compagnie de Laure Lavalette, députée RN et candidate à la mairie de Toulon. Ensemble, ils ont participé à une table ronde axée sur le programme "Voisins vigilants et solidaires".

Cette initiative a attiré l'attention d'une centaine de sympathisants et curieux qui attendaient leur arrivée. Sandrine, une participante, a expliqué : "J'ai moi-même été agressée près de chez moi, cela me motive à me mobiliser". Laure Lavalette, pour sa part, a fait de la sécurité l'un des piliers de sa campagne, affirmant : "Si les gens ont peur d'aller dans une maison de santé, cela n'a pas de sens. Nous allons porter le nombre de policiers municipaux à 200, ce qui signifiera un agent pour 1 000 habitants". Elle a chiffré cette mesure à 3 millions d'euros.

Malgré des statistiques montrant une baisse des infractions liées au narcotrafic de 5 % et des cambriolages de 9 % l'année dernière dans le Var, Marine Le Pen insiste : "Il faudrait que ça baisse de 40 % pour qu'on y voit quelque chose de positif", rapportant une perception persistante de la délinquance parmi la population. Dans une interview accordée à ICI Provence, elle a déclaré : "Les gens ne ressentent pas cette baisse de la délinquance, surtout celle qui impacte leur vie quotidienne".

Marine Le Pen a appelés à mettre l'accent sur des villes, oubliant Fréjus où le maire, David Rachline, récemment relaxé dans une affaire de prise illégale d’intérêt, n'a pas reçu l’investiture du RN. "Le RN ne se préoccupe pas de l’actualité de Fréjus depuis des années", a-t-elle précisé.

Pas besoin du logo du RN

Alors que Lavalette se présente "sans étiquette", Le Pen a défendu cette stratégie : "Nous n'avons pas besoin du logo Rassemblement national, mais il est traditionnel de ne pas utiliser celui d'un parti national. D'autres leaders, comme M. Payan à Marseille, font de même". Son intention, dit-elle, est de rassembler un panel varié de candidats ayant les mêmes priorités pour les villes, même s'ils ne sont pas membres du mouvement.

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