Ce mercredi matin, l'action de Kering a plongé de plus de 10% à la Bourse de Paris, après la publication de ses résultats du premier trimestre, marqués par une forte baisse du chiffre d'affaires, exacerbée par les tensions au Moyen-Orient.
À 10H30, l'action avait chuté de 10,05% pour atteindre 251,85 euros, tandis que le CAC 40 enregistrait un recul de 0,59%. En pleine phase de transformation, le groupe de luxe français a rapporté un chiffre d'affaires d'environ 3,57 milliards d'euros pour la période de janvier à fin mars, affichant une diminution de 6%. Néanmoins, ce chiffre est resté stable à données comparables.
Bien que ces résultats soient conformes aux prévisions des analystes de Factset, Kering, qui possède également Yves Saint Laurent, Bottega Veneta et Boucheron, a souffert de la performance décevante de sa marque phare, Gucci.
Selon Bernstein, Kering "a rendu une performance inférieure aux attentes", avec Gucci accusant un recul de 8% dans sa croissance organique, alors que les analystes anticipaient une contraction de 6%. Kering a mentionné que le conflit au Moyen-Orient a eu un impact d'un point sur sa performance trimestrielle, un constat également partagé par LVMH, son concurrent.
Cette publication été faite sous un nouveau format, Kering ne détaillant plus le chiffre d'affaires de ses marques individuellement, sauf pour Gucci, qui représentait 40% de ses ventes l'année précédente.
Le secteur Mode et Maroquinerie, englobant Gucci, Saint Laurent, Bottega Veneta et Balenciaga, a enregistré des ventes totalisant 2,85 milliards d'euros, soit une baisse de 9% (-3% à périmètre comparable). Toutefois, certaines marques, comme Saint Laurent et Bottega Veneta, affichent une dynamique de croissance solide, particulièrement en Amérique du Nord.
En revanche, Gucci continue de voir ses ventes se contracter, avec un repli de 14%, pour un chiffre d'affaires de 1,35 milliard. À périmètre comparable, la baisse est de 8%, un chiffre qui se compare à -10% au quatrième trimestre de 2025.
"Avec un premier trimestre encore en déclin significatif, les prévisions d'une croissance positive chez Gucci pour 2026 semblent de plus en plus difficiles à atteindre", estiment les analystes d'Oddo BhF.







