Le maire de Marseille, Benoît Payan, a décidé de se lancer en solo dans la course vers le second tour des élections municipales de 2026. Ce lundi matin, il a déposé sa liste en préfecture, reflétant ainsi sa volonté de prendre les rênes sans compromis, après avoir exprimé ses désaccords avec la "tambouille" politique traditionnelle.
Payan a accentué la pression sur la France insoumise (LFI) et son candidat, Sébastien Delogu, qui a terminé au quatrième rang lors du premier tour. Accompagné des têtes de liste de sa coalition, le Printemps marseillais, il a invité "chacun à prendre ses responsabilités" devant la menace croissante du Rassemblement national (RN) à Marseille.
Un appel à l'unité face à l'extrême droite
Dans ses déclarations, Payan a insisté sur la nécessité d'une union face aux forces d'extrême droite, affirmant : "Face au Rassemblement national, il n'y a ni compromission, ni arrangement, mais il faut de l'union, de la clarté et du rassemblement." Cette affirmation souligne son désir de voir une consolidation des forces de gauche, alors que le RN est en position d'envahir des bastions historiques de la gauche.
Lors du premier tour, Payan a obtenu 36,70 % des voix, devançant légèrement le candidat du RN, Franck Allisio, crédité de 35,02 %. Ce léger avantage le pousse à se présenter seul pour le second tour, malgré les risques d'une perte significative de voix s'il ne parvient pas à rallier les autres forces de gauche.
Réactions et stratégies
Sébastien Delogu, quant à lui, a exprimé sa volonté de collaboration et a "tendu la main" à Payan, demandant une fusion des listes. Cependant, Payan a rejeté cette proposition, précisant que le maintien de la liste LFI est conditionnel à un retrait de cette organisation. Ainsi, la balle se trouve désormais dans le camp de LFI, qui pourrait avoir un poids déterminant dans les résultats du second tour.
Dans ce contexte, l'absence remarquée de Martine Vassal, candidate du centre-droit et troisième au premier tour, soulève des interrogations. Sa défaite, tout comme en 2020, pose question sur l’avenir de la droite à Marseille.
Les enjeux sont donc immenses pour cette ville emblématique, façonnée par sa diversité culturelle. La direction que prendra Marseille dépendra fortement des alliances et des stratégies qui se dessinent dans les semaines à venir.







