Jean-Pierre Giran, le maire sortant d'Hyères, vient d'annoncer une alliance avec François Cornileau, ancien adjoint devenu conseiller municipal UDR, dans l'optique du second tour des municipales de 2026. Cette décision a immédiatement suscité l'indignation de son adversaire, Véronique Bernardini, qui la décrit comme "une combine d'une autre époque".
Alors que Giran cherche à rattraper son score décevant du premier tour, où il n’a décroché que 21,3 % des voix, Véronique Bernardini a remporté le premier tour avec 26,9 %. L'ombre d'une éventuelle alliance avec l'extrême droite plane désormais sur l'élection, posant des questions sur la stratégie politique du maire sortant.
Dans une déclaration récente, Giran s'est défendu : "S'il y a une personnalité politique du Var qui s'est toujours battue contre l'extrême droite, c'est moi !" Malgré ses dénégations, l'engagement avec Cornileau, représentant d'un mouvement proche du Rassemblement national, laisse perplexes de nombreux électeurs. La candidature du candidat régional, Jean-Michel Eynard-Tomatis, avec ses 19,5 %, renforce ces soupçons, le qualifiant de "pactiser avec l'extrême-droite pour sauver sa chaise de maire".
François Cornileau, qui n’a pas réussi à se qualifier pour le second tour, a été épinglé par Bernardini pour sa présence lors d’un événement lié à Éric Zemmour, soulignant ainsi le lien entre sa liste et des idéologies extrêmes. "Les petits arrangements d'une autre époque de Giran ne trompent pas les Hyérois, qui feront leur choix en toute connaissance de cause !" a déclaré Bernardini, estimant que cette fusion est une manœuvre désespérée.
Jean-Pierre Giran rétorque en défendant son choix : "Si François Cornileau était d'extrême droite, il aurait rejoint le RN au second tour, or il ne l'a pas fait". Cependant, pour Nicolas Massuco (divers centre), cette alliance témoigne d'un manque de constance. "C'est du retournement de veste permanent", a-t-il critiqué, remettant en question la validité des intentions politiques de Giran.
Bien que Giran invoque la présence d'élus MoDem dans l’équipe de Cornileau pour minimiser les accusations d'extrême droite, cette justification est contestée. Les experts s'interrogent sur l'impact que cette dynamique aura sur le cours de l'élection et la perception qu'en auront les électeurs. La question demeure : jusqu'où ira cette alliance avant le second tour ?
Pour de nombreux observateurs politiques, cette situation représente un tournant dans la politique locale, alors que les lignes se brouillent entre le centre et l'extrême droite, illustrant une tendance inquiétante soulignée dans divers médias de renom tels que Le Monde et France Info. Dans un climat électoral déjà tendu, la vigilance s'impose quant à l'avenir des valeurs démocratiques à Hyères.







