Le procureur de Meaux a déclaré que l'arrestation, survenue lundi soir, fait suite à des violences urbaines visant les locaux de la police municipale de Noisiel, en Seine-et-Marne.
Les réseaux sociaux s'enflamment autour d'une vidéo choquante. Cette séquence montre un homme frappé par un policier lors de son interpellation à Noisiel. La vidéo a été largement diffusée, notamment par des députés de La France insoumise comme Louis Boyard et Thomas Portes, qui dénoncent de "violences policières".
Le procureur de la République de Meaux, Jean-Baptiste Bladier, a annoncé l'ouverture de trois enquêtes : deux concernant les interpellations de lundi soir, et une autre confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN). Selon lui, un médecin a évalué l'état de santé de l'homme arrêté comme "compatible" avec une garde à vue, malgré les rumeurs circulant sur les réseaux sociaux. Franceinfo a rapporté que ces événements ont ravivé les discussions sur le comportement des forces de l'ordre.
De premières interpellations en lien avec le narcotrafic
Les policiers intervenant à Noisiel ont commencé leur opération à 21h20 par l'arrestation de trois hommes âgés de 18 à 23 ans. Deux d'entre eux ont été pris sur un "point de deal", selon une source policière citée par France Télévisions. Un troisième individu a tenté de provoquer une rébellion parmi les témoins, ce qui l’a conduit à être arrêté pour "provocation à la rébellion". Ces interpellations s'inscrivent dans le cadre de la lutte contre le narcotrafic.
Quatre autres arrestations après des tirs de mortiers et de projectiles
Près de deux heures après ces premières interpellations, environ trente personnes se sont rassemblées devant les locaux de la police municipale. Des mortiers d'artifice ont été tirés en direction des forces de l'ordre, sans faire de blessés, d'après le procureur. Plusieurs tentatives de pénétrer dans le bâtiment de la police ont été signalées, accompagnées de dégradations.
Des renforts de la police nationale ont été déployés. Ces derniers ont également été ciblés par des projectiles, et des véhicules de police ont été endommagés. Selon des sources policières, des poubelles ont été incendiées et des grenades lacrymogènes ont été tirées pour disperser les foules. À la suite de ces incidents, quatre personnes, dont trois mineurs, ont été arrêtées pour leur participation à ces violences.
Une interpellation violente filmée et diffusée sur les réseaux sociaux
Sur la vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, deux policiers approchent d'un groupe, criant des ordres qui ne sont pas totalement audibles. Toutefois, les propos d'un policier, filmé depuis un balcon, sont sans équivoque : "Allez ! Allez ! Vous voulez jouer, on va vous enculer, vous allez voir !" Puis, s'adressant à un jeune homme, il ordonne : "Eh toi ! Toi !"
Alors qu'un premier jeune parvient à s'échapper, le second est violemment frappé par l'un des agents. Ce dernier, après avoir tenté de fuir, est immobilisé au sol. La scène se conclut par une explosion de grenade lacrymogène, suivie de coups portés à l'individu déjà au sol, qui attire des questionnements sur l'encadrement des interventions policières.
Ces images de violences policières à Noisiel sont insoutenables.
— Louis Boyard (@LouisBoyard) March 17, 2026
Le gouvernement Macron, qui refuse de parler de violences policières et protège le meurtrier de Nahel, va certainement encore couvrir cette bavure. Les médias trouveront des excuses aux policiers et la justice ne… pic.twitter.com/H0M5neVyzX







