Nicolas Bazzucchi, le maire sortant de La Penne-sur-Huveaune, a obtenu une victoire serrée au premier tour des élections municipales avec 42,04 % des voix, devançant Frédéric Szabo qui a recueilli 40,7 %, soit un écart de seulement 44 voix. En revanche, la liste représentée par Stéphane Castérot, arrivée en troisième position avec 17 %, a décidé de se retirer ce mardi. Ce mouvement fait suite à la mise en examen de Bazzucchi pour des accusations graves de viol et d'agression sexuelle, des faits qu'il nie avec véhémence.
Ce retrait stratégique vise à renforcer la candidature de l'opposition face à un maire en position délicate. Castérot, ancien membre de la majorité municipale, a exprimé son souhait de voir les électeurs « tourner la page tumultueuse que traverse la commune ». Sa décision, qui suscite des débats au sein du paysage politique local, pourrait redéfinir les enjeux pour le second tour prévu dans les prochaines semaines.
Des experts en politique locale soulignent l'importance de cette dynamique : « Le retrait d'une liste peut changer totalement le rapport de force et donner aux candidats opposants une chance inespérée de prendre la mairie », a commenté Léa Dubois, politologue à l’Université de Marseille, dans un entretien récemment accordé au journal *La Provence*.
Nous avons tenté de joindre Nicolas Bazzucchi pour connaître sa réaction face à cette situation, mais aucune réponse n’a pu être recueillie. La communauté de La Penne-sur-Huveaune se prépare désormais à vivre des semaines pleines de tension et d’incertitudes alors que les électeurs se décideront lors du second tour des municipales.







