Avant de lancer le réaménagement de l'esplanade Charles-de-Gaulle, une expertise effectuée en 2025 a mis en exergue l'état préoccupant des dalles piétonnes de Mériadeck. Le constat est alarmant comme l'indique Sud Ouest : "Risque de chutes accidentelles au niveau des terrasses de l’esplanade Charles-de-Gaulle en périphérie des jardins". Ces énoncés clairs révèlent un danger imminent pour les usagers.
La Communauté urbaine de Bordeaux avait initialement prévu, dans un accord datant de 1993, de rénover les dalles piétonnes de Mériadeck. Cependant, cette initiative n’a pas abouti, laissant les préoccupations de sécurité en suspens. Les experts alertent que la détérioration des plaques de béton sur plots expose les passants à des dangers graves. La recommandation de restreindre l'accès aux terrasses jusqu'à ce que les risques soient supprimés apparaît nécessaire bien que non contraignante.
Malgré l'absence d'obligation, les travaux de réhabilitation ont démarré, et la première phase a été inaugurée le 5 février 2026. Ces recommandations, bien que conseillées par l'expert de justice, n'ont pas freiné le processus de réaménagement, ce qui soulève des questions quant à l'engagement des autorités face aux alertes de sécurité.
Les réparations ont-elles suffi ?
Didier Jeanjean, adjoint au maire de Bordeaux, souligne que certaines réparations ont été effectuées, mais il reste sceptique quant à leur durabilité. Il évoque le cycle sans fin d'entretien et rappelle que les efforts de maintenance peuvent rapidement devenir obsolètes face à l'usure et aux pressions exercées sur les infrastructures.
Des experts tels que ceux mentionnés par Sud Ouest soulignent la nécessité d'un plan global pour remédier au problème. Alors que l'équipe municipale sortante est d'accord sur le fait qu’il était nécessaire de prendre entre les mains ce sujet complexe, la route vers une résolution durable reste parsemée d'embûches.
Si un projet revitalisé pour Mériadeck venait à émerger, les enseignements tirés de cette expertise pourraient jouer un rôle clé dans l'orientation future des travaux, comme l'affirme Didier Jeanjean.







