Durant la campagne des élections municipales, environ 130 actes de violence ont été signalés en France. Bien que ce chiffre soit un record comparé aux campagnes précédentes, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, insiste sur le fait qu'il reste « minoritaire ».
Les violences envers les élus et candidats se multiplient. Lors d’une précédente déclaration, Laurent Nuñez avait évoqué « plus de 120 actes judiciarisés », un chiffre désormais actualisé à 130 lors de son intervention sur RTL. « Ces actes incluent insultes, menaces et agressions physiques envers les candidats et maires sortants », a-t-il précisé.
Le ministre a souligné que cette intensification des violences pendant la campagne est inédite. « On constate une augmentation des agressions, il est devenu risqué d'être maire dans notre pays », a-t-il déploré. Néanmoins, il se réjouit que ces incidents, bien qu’inquiétants, restent relativement minoritaires.
L’attaque de la mairie de Fresnes : une menace pour la République
Mercredi dernier, lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, Laurent Nuñez avait également évoqué que ces incidents ont principalement eu lieu dans des communes dirigées par La France insoumise. À titre d'exemple, il a mentionné que certains maires manifestent ouvertement leur mépris envers les agents municipaux, contournant ainsi le cadre légal protecteur qui entoure leur fonction.
« Les préfets veilleront à garantir l'application des lois sur tout le territoire, même dans les municipalités où La France insoumise est au pouvoir », a-t-il averti.
Concernant l'agression de la mairie de Fresnes, qui a été attaquée par une vingtaine d'individus masqués, le ministre a qualifié cet acte de « grave atteinte à la République ». Laurent Nuñez a exprimé sa firme conviction que les responsables de cette attaque seront identifiés et tenus pour responsables.
« S'attaquer à une mairie dans de telles conditions est inacceptable et représente une menace directe pour l'ensemble de notre démocratie », a-t-il conclu.







