La question de l'armement des policiers municipaux de Saint-Denis se pose alors que le mandat de Bally Bagayoko touche à sa fin. Le maire a indiqué sur France Inter que la possibilité de conserver des armes à feu pour les agents reste envisageable.
Critiqué pour son intention d'entamer un "processus de désarmement" à Saint-Denis, la deuxième plus grande ville d'Île-de-France, le maire LFI admet qu'il n'exclut pas un avenir où les agents seraient armés.
"Ils auront potentiellement encore des armes à feu" en 2033, a précisé Bally Bagayoko sur France Inter ce lundi matin.
Une "panoplie" de possibilités dans le cadre d'une "doctrine"
La question du sort des armes des 135 policiers municipaux de Saint-Denis est donc ouverte. Le maire évoque plusieurs options : conserver l'armement total, restreindre l'usage à des patrouilles spécialisées, ou encore désarmer et ranger les armes dans un coffre, avec accès en cas de besoin. Cette "doctrine" vise à renforcer la proximité entre la police et la population.
"Nous allons le définir dans le cadre de la doctrine pour renforcer la proximité dans nos territoires", a affirmé Bally Bagayoko.
Toutefois, le maire a annoncé l'interdiction des lanceurs de balles de défense (LBD), considérés comme des solutions non létales pouvant limiter le recours aux armes à feu en situation délicate. Il exprime sa confiance envers la capacité d'adaptation des policiers municipaux, rappelant qu'ils n'étaient pas armés avant 2020.
Le maire de Nice, Éric Ciotti, a récemment lancé un appel incitant les policiers de Saint-Denis à rejoindre des villes agréables, dénonçant une dérive "extrême gauche" dans cette municipalité. Le débat sur l'armement des forces de l'ordre à Saint-Denis s'annonce donc complexe, alors que la sécurité et la proximité restent des enjeux prioritaires pour la ville.







