La secrétaire nationale des Écologistes, Marine Tondelier, a révélé lundi dans le magazine Elle, qu'elle attend un enfant, un bébé miracle après un parcours semé d'embûches en procréation médicalement assistée (PMA) et une précédente fausse couche. À 39 ans, la candidate potentielle à la présidentielle de 2027 espère non seulement savourer ce bonheur personnel, mais également booster le débat sur le diagnostic préimplantatoire en France.
Dans son interview, Marine Tondelier a déclaré : "Je traverse une période contrastée. Difficile sur le plan politique, mais très heureuse sur le plan personnel, puisque j’attends un enfant. Cette nouvelle m’a surprise, mais elle me remplit de joie". Déjà maman d’un garçon de sept ans, elle a admis que l’annonce de sa grossesse était un soulagement, après avoir mené ce qu'elle appelait une "double vie" depuis janvier.
Une fausse couche en 2022
Tondelier rappelle que sa première grossesse, survenue après son élection en 2022, s'est soldée par une fausse couche. "C'était un moment très violent, dont je n'ai parlé à personne, même pas à ma famille", a-t-elle confié. Dans les mois suivants, elle et son conjoint ont entrepris un parcours de PMA, mais ont rencontré plusieurs échecs avant de revenir à l'idée d'une nouvelle grossesse.
Des hauts et des bas
Elle explique : "Après de nombreux échecs en PMA, j'ai fini par associer l'idée de devenir mère à des frustrations. Mais cet automne, j'ai découvert que j'étais enceinte. Ce bébé symbolise l'espoir, et je veux dire à toutes celles qui traversent des épreuves similaires qu'elles ne sont pas seules".
Un cadre bien défini pour la PMA
Concernant les pratiques de PMA en France, Tondelier a suggéré l'importance d'introduire un cadre permettant le diagnostic des embryons préalablement à l'insémination. "C'est une pratique courante dans de nombreux pays européens. Cela éviterait l'implantation d’embryons non viables. Nous devons avancer vers une meilleure compréhension et prévention de l'infertilité, souvent liée à des anomalies chromosomiques des embryons", a-t-elle précisé. Son plaidoyer pour une réforme du système vise à offrir un espoir perceptible aux couples qui luttent contre l'infertilité.







