La ministre des Armées, Catherine Vautrin, est au cœur d'une controverse après des allégations concernant la mise en place d'un fichier listant 57 généraux candidats aux élections municipales de 2026. Ce document, selon Le Canard Enchaîné, contient des informations sur leur engagement politique, ce qui est formellement prohibé par la loi.
Cette pratique soulève des interrogations quant à sa légalité. Le journal Valeurs Actuelles a rapporté que ce fichier a été élaboré peu après le second tour des élections. Le tableau dresserait un portrait détaillé des généraux impliqués, énumérant non seulement leurs noms, mais également leurs affiliations politiques – un acte jugé « rigoureusement interdit par la loi » par plusieurs observateurs.
Une liste révélatrice des ambitions politiques des généraux
Parmi les figures énumérées dans le fichier, on retrouve des personnalités marquantes, tel que le général Bertrand Houitte de La Chesnais, élu conseiller municipal à Carpentras et qui avait dirigé la campagne d'Éric Zemmour en 2022. Précisément, 32 des généraux ont été classés « sans étiquette », tandis que 20 autres sont catégorisés comme « divers droite », une indication des tendances politiques variées au sein de l'armée.
Cette situation met en lumière des enjeux de gouvernance, faisant réagir des experts en droit qui dénoncent fermement ce fichage. Des appels à la clarification et à la rectification de cette pratique illégale ont été lancés par divers acteurs politiques et juridiques. Le débat est donc lancé : jusqu'où va l'engagement politique des militaires dans un contexte aussi sensible ?







