L'œuvre émouvante des réalisateurs Avril Tembouret et Vladimir Rodionov, intitulée L'œuvre invisible, retrace la carrière d'Alexandre Trannoy, un cinéaste qui, durant plus de trente ans, n'a jamais réussi à finaliser le moindre film. Ce fabuleux document, oscillant entre fiction et le documentaire, est un hommage à un homme obsédé par son art, malgré l'échec constant de ses projets.
Ce projet allie enquête, introspection et témoignages d'illustres personnalités, dont certaines, comme Jean Rochefort et Anouk Aimée, nous rappellent la richesse d'un passé cinématographique souvent méconnu. En effet, Trannoy n’a laissé derrière lui qu'une myriade de rêves : quatre longs-métrages, tous demeurés en gestation. Un constat souligné par de nombreuses critiques, comme celle du Monde, qui évoque un artiste faisant face à des décennies de rejet dans le milieu.
Malgré ces déboires, Trannoy continue de s'accrocher à ses visions, illustrant la lutte d'un artiste, souvent traité de 'Don Quichotte', qui ne désarme jamais. L'œuvre de Tembouret et Rodionov célèbre ainsi la fragilité et la majesté du cinéma, invitant les spectateurs à réfléchir sur la beauté des projets inachevés. Car au final, dans ce monde du septième art, ce n'est pas seulement le produit fini qui compte, mais aussi le rêve qui l'accompagne.
À travers ce portrait attachant, les réalisateurs rendent hommage à tous ceux qui, comme Trannoy, luttent pour leur passion dans un univers où la réussite peut souvent sembler inaccessible. L'œuvre invisible, d'une durée d'1h11, sera présenté en avant-première au cinéma le 8 avril, et promet d'être une véritable ode à la persévérance des artistes.







